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BossaNovaBrasil | 19 août 2017

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3 Commentaires

Chega de Saudade par Dizzy Gillespie

Chega de Saudade par Dizzy Gillespie

Sorti en 1962, l’album New Wave n’est pas le plus célèbre de la prolifique discographie du trompettiste Dizzy Gillespie, en qui l’on voit généralement davantage le roi du be-bop qu’un contempteur de la bossa nova. Mais il comporte de bien belles plages de samba ainsi que des reprises intéressantes de classiques du répertoire…

Pardon à tous les amateurs de be-bop, mais je dois avouer qu’il n’est pas, et de loin, mon jazz préféré. D’après João Donato, ce style n’a pas peu contribué à couper le genre du grand public, l’enfermant pour longtemps dans une église réservée aux seuls connaisseurs – et je me range volontiers à cet avis. Mais ce disque New Wave est accessible à tous, en particulier grâce à la tension rythmique du piano de Lalo Schiffrin et à la guitare de Bola Sete (alias Djalma de Andrade), un musicien brésilien qui jouait tous les soirs au Sheraton Palace de San Francisco.

Ce sera la première incursion de Dizzy Gillespie dans la musique brésilienne, mais pas la dernière, puisque le trompettiste récidivera avec un Mas que nada d’anthologie en 1967 dans Swing Low, Sweet Cadillac, avant l’album Bahiana en 1975. Sans oublier bien sûr ce disque oublié enregistré à São Paulo avec le Trio Mocotó. en 74 et sorti seulement en 2010, dont nous nous étions fait l’écho ici.

Je vous propose d’écouter Chega de Saudade, morceau fondateur de la bossa nova et point d’orgue de cet album. Une interprétation qui ne doit pas grand chose à João Gilberto… mais dont on appréciera la puissance d’improvisation – l’intro et le thème arrivent à une minute de la fin !

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Commentaires

  1. Pascal

    Quelle super énergie !! merci Thierry !

  2. Charles

    Ca envoie ! Merci Dizzy 🙂

  3. Xavier

    La Bossa nova a réussi, selon moi, à adoucir et à rendre plus « vivantes » les mélodies du jazz. Carlos Lyra explique d’ailleurs très bien dans le documentaire « Bossa Nova The Sound That Seduced The World », que les jazzmen américain ont, durant les années soixante, dénaturé la Bossa nova en y ajoutant d’ennuyantes improvisations. Nous pouvons citer également l’album « What’s New » de Sonny Rollins.

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