Un appel à la légalisation du cannabis à Rio de Janeiro
Le 10 mai dernier, la Marcha da Maconha s’est tenue à Rio de Janeiro ainsi que dans d’autres villes brésiliennes. Après avoir été interdite l’année précédente, la manifestation a rassemblé entre deux et trois mille personnes réclamant la légalisation de l’usage du cannabis (ou maconha en portugais), ainsi que la réglementation de sa culture et de sa commercialisation. Cet événement festif, au cours duquel aucun joint n’était en circulation – une clause convenue avec les autorités – a eu lieu entre Ipanema, poste 9, et Arpoador. L’événement était surveillé par 70 gendarmes et 30 policiers municipaux, et s’est déroulé sans incident.
Des soutiens inattendus à la manifestation
La présence du ministre de l’environnement, Carlos Minc, a probablement été la surprise la plus notable. Lors d’un discours impromptu, il a déclaré : « Aujourd’hui, la guerre contre les drogues cause trois fois plus de morts que les overdoses. Pour ne pas le voir, il faut être hypocrite. » Il a également rappelé aux manifestants que d’autres ministres, comme ceux de la Santé, de la Justice et de la Culture, soutenaient également la légalisation.
Un élan culturel
Il est inutile de rappeler ici le code de la Santé publique français, mais je vous propose plutôt d’écouter une samba de Bezerra da Silva, défunt ambassadeur des favelas, qui se désignait comme “maconheiro”. La chanson s’intitule “Vou apertar, mas não vou acender agora” (traduction : “Je vais rouler, mais je ne vais pas l’allumer tout de suite”) et fait partie de sa riche discographie. Pour ceux qui connaissent les paroles, il est peut-être temps de se rassembler et de pousser la chansonnette !