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BossaNovaBrasil | 24 mars 2017

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Un dimanche au poste

Un dimanche au poste

Vous ne verrez pas Rio si vous restez à la plage, mais vous n’aurez pas vu Rio si vous n’avez pas vu ses plages. Avec 170 kilomètres de sable, on n’a que l’embarras du choix. En réalité 99% des visiteurs se contentent des plus belles et des plus accessibles d’entre elles, zone sud : Leme, Copacabana, Arpoador, Ipanema et Leblon.

A première vue, elles se ressemblent beaucoup : une vaste avenue, deux contre-allées, de grands trottoirs pavés de noir et blanc, une large bande de sable, des cerfs-volants en nombre, un million de vendeurs ambulants, et des rouleaux sur l’Océan. Mais il y a des nuances.

Ces quatre plages sont balisées par des postes de maîtres nageurs numérotés de 1 à 12 et distants de 800 mètres les uns des autres. Pratiquement, chaque ‘Posto’ a sa tribu.

Voilà 30 ans que le Posto 9, sur Ipanema, est à la mode. Favorite des intellectuels, des étudiants et des artistes, c’est la plage hype, surtout animée l’après-midi. Entre les Postos 11 et 12, à Leblon, on trouve le refuge des mères de famille aisées qui y viennent avec leurs jeunes enfants, cette fois plutôt le matin.

Le Posto 7 (Arpoador/Ipanema) est le repaire des surfers de la zone sud, mais également d’habitants beaucoup moins favorisés, beaucoup plus noirs aussi, qui font en famille trois heures d’autobus depuis des banlieues lointaines, et viennent passer le dimanche sur le sable – le posto 7 est le premier arrêt plage des bus qui viennent du Nord de la ville.

Posto 3 sur Copacabana, à hauteur de l’hôtel Othon Palace, se retrouvent vers quatre heures de l’après midi des jeunes femmes peu farouches à la recherche d’un client pour attendre le soir. Les brésiliens les appellent les « cigales de plage ». Plus loin, postos 5 et 6 on trouve les touristes européens, face à leurs hôtels qui disposent des vigiles pour limiter les vols et prévenir les attaques (à ce qu’il parait plus rares en ce moment).

Les gays ont récemment changé de place. Jusqu’ici ils se retrouvaient sur Copacabana, Posto 2, près du Copacabana Palace Hotel. Désormais regroupés à proximité du Poste 9, les gays de Rio y ont marqué leur territoire
en plantant un drapeau arc-en-ciel, symbole de leur mouvement.

Pour conclure, quoi de plus à propos qu’une version de la Garota de Ipanema garantie sans silicone ? C’est Toquinho qui la joue à la guitare (très bien) et qui la chante (à sa manière).

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