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BossaNovaBrasil | 18 août 2017

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2 Commentaires

Nicolas Krassik, le violon français du Brésil

« Des étrangers qui tentent de jouer de la samba, c’est comme les brésiliens qui s’essaient au rock. Ils sont nombreux et ça n’est pas toujours fameux, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais il y a de brillantes exceptions, parmi lesquelles le violoniste français Nicolas Krassik ». C’est ainsi que le musicologue brésilien Paulo Eduardo Neves présentait le premier disque du virtuose en 2004. Depuis, l’étoile du français ne cesse de monter.

Né en 1969 en Banlieue Parisienne, Nicolas Krassik a étudié quatorze ans le violon au Conservatoire National d’Aubervilliers. Fan de jazz, il rencontre un autre surdoué : le regretté Michel Petrucciani, et fait le tour d’Europe des clubs en sa compagnie. Curieux comme tous les grands savent l’être, il investigue la musique turque… avant de découvrir Pixinguinha et la musique brésilienne. En 2001, il part à Rio, le violon sous le bras.

Tout s’enchaîne très vite alors. En 2002, il est présenté à la chanteuse Beth Carvalho qui l’emmène à ses premières rodas de samba et de choro de Lapa, auxquelles il apporte son bagage artistique, son talent et son timbre. A 34 ans, il enregistre « Na Lapa », son premier album solo : un remarquable disque de choro et de samba. Les invités s’y pressent en masse : Hamilton de Holanda à la mandoline, Chico Chagas à l’accordéon, Gabriel Gossi, Yamandú Costa, Henrique Cazes au cavaquinho, sans compter João Bosco lui-même…

En 2006, « Çava » (son surnom !) s’attaque aux baiãos du Nordeste, avec l’album Caçuá. Il est suivi par Nicolas Krassik e Cordestinos, sur la même veine ; puis tout récemment Odila, où il interprète João Bosco avec ses complices Marcelo Caldi (accordéon), Luis Barcelos (mandoline) et Nando Duarte (guitare 7 cordes). Fin octobre dernier, il montait sur scène avec le Trio Madeira Brasil – un honneur et un immense plaisir, dit-il.

Nicolas a épousé une charmante brésilienne, et parle aujourd’hui un portugais carioca presque parfait – l’oreille musicale, ça aide ! J’ai vraiment été séduit par la qualité de l’artiste et sa capacité à assimiler la richesse stylistique sans pour autant la singer. Ecoutez-le pour aujourd’hui dans cet époustouflant choro « A Ginga Do Mané » (le swing du cave), écrit par Jacob do Bandolim, et interprété avec Hamilton de Holanda. Quelle maîtrise, mais surtout quelle créativité dans l’arrangement, quel humour dans le dialogue ! J’adore.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

http://www.nicolaskrassik.com

Vous trouverez ici une interview de Nicolas Krassik qui commence par une jolie cadence pizzicato.

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Commentaires

  1. Je n’aurais jamais pensé traduire « o (Zé) Mané » par « le cave », mais je dois dire que c’est une putain de trouvaille !

  2. Thierry

    Merci M’sieur Francis, ça fait plaisir 😉

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