Un regard sur Bezerra da Silva
Les compositions de Bezerra da Silva critiquent sans relâche les politiciens malhonnêtes, les forces de l’ordre corrompues, le conditionnement télévisuel, ainsi que tous les maux de la ‘grande’ société brésilienne. Il n’a pas particulièrement été soutenu par Rede Globo, pour le dire gentiment, et de ses cinquante années de carrière dans la samba, il subsiste peu d’images enregistrées.
Le parcours de Bezerra da Silva
Originaire de Recife, né en 1927, Bezerra da Silva se rend à Rio de Janeiro en solitaire. Il enchaine les travaux de construction le jour et joue des percussions la nuit dans un bloco de carnaval. La vie devient rapidement ardue. Pendant sept longues années, il se retrouve à mendier dans les rues de Copacabana, se mêle à la délinquance, puis sombre dans l’alcoolisme… Au bord du désespoir, il serait sauvé par un prêtre de l’Umbanda. Il se lance alors dans une carrière de chanteur-compositeur et sort son premier album en 1976.
Un message pour la jeunesse
« Je chante pour la jeunesse », déclare Bezerra da Silva dans une vidéo, avant de partager la scène avec Marcelo D2 pour interpréter l’un de ses fameux titres : Garrafada Do Norte. Cette chanson s’interroge sur les causes et les effets de la prohibition du cannabis (maconha). Un combat qui l’a amené à se rapprocher des jeunes générations, un sujet d’actualité qui perdure.
Un proverbe populaire
« Malandro é Malandro e Mané é Mané » : cette expression emblématique révélée par Bezerra, signifiant ‘un voyou reste un voyou et un imbécile est un imbécile’, résonne dans son œuvre. Je vous encourage également à écouter une version améliorée sur le plan technique de cette même chanson.