La réputation de la Linha Vermelha
À Rio de Janeiro, la Linha Vermelha ne jouit pas d’une bonne réputation, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle est souvent désignée par le terme « la ligne de la peur ». Mais qu’est-ce que cette « ligne rouge »?
Il ne s’agit pas du métro, qui ici est réellement sûr. La Linha Vermelha fait référence à l’autoroute urbaine qui porte officiellement le nom de Via Expressa Presidente João Goulart – RJ-071. Cette voie est le théâtre de nombreux embouteillages pendant la journée, mais c’est surtout la nuit et le week-end qu’elle devient problématique : vols de bus, voitures volées, affrontements entre habitants des favelas et forces de police, échanges de tirs entre policiers et trafiquants… Le décompte montre des dizaines de morts par balle chaque année.
Les dangers le long de la route
La route s’étend le long de 20 favelas, dont la plupart se trouvent sous le contrôle des trafiquants. Des noms comme Parque Alegria, Vila dos Pinheiros, Baixa do Sapateiro et Nova Holanda figurent parmi les endroits les plus dangereux. La scène rappelle celle d’un western : l’année dernière, deux ministres se sont fait attaquer et voler par un groupe de douze hommes armés, vers 22 heures.
Les mesures de sécurité
Pour faire face à la situation, le gouverneur a ordonné l’installation de nouveaux miradors, conçus pour être résistants aux balles et capables de protéger les gendarmes de la Policia Militar, qui surveillent la sécurité des usagers.
Une touche de culture
En attendant des jours plus paisibles, profitons d’une samba de Bezerra da Silva, qui traite avec justesse du thème de la délinquance urbaine et d’un officier de police.