Triste nouvelle pour le monde de la samba
Don Chacal est décédé samedi à Rio, laissant le quartier de Lapa en deuil.
Rencontre mémorable
J’ai eu le privilège de le rencontrer en janvier dernier, alors qu’il était un habitué des concerts de Luiza Dionizio et Ana Costa au Carioca da Gema. Pendant une pause, il a pris l’air pour fumer une de ses délicates cigarettes, et je l’ai suivi pour échanger quelques mots. Son parcours musical était impressionnant, mais Don Chacal n’a pas fait preuve d’arrogance envers le gringo de BossaNovaBrasil, et je chéris encore le souvenir de notre discussion.
Un parcours musical impressionnant
De son vrai nom Paulo Pereira d’Aquino, Don Chacal était une référence parmi les artistes de samba, recherché par tous pour enregistrer des albums. Il a commencé sa carrière dans les bals de São Paulo à la fin des années 1950. Par la suite, il a eu l’occasion d’accompagner de grands artistes comme Ney Matogrosso et Wilson Simonal dans de nombreux spectacles. Il a également tourné avec Sergio Mendes dans les années 1970. De retour au Brésil, il a été le percussionniste d’Elis Regina, Gonzaguinha, João Donato, et bien d’autres, y compris Paul Simon lors de l’album et de la tournée acclamée « The Rhythm of the Saints » entre 1988 et 1991.
Un passionné de Lapa
À l’aube de ses 70 ans, il s’émerveillait de la renaissance de Lapa et participait chaque samedi soir aux spectacles des chanteuses Ana Costa et Luiza Dionisio au Carioca da Gêma. Comme il me l’avait dit avec humour : « Luiza est une amie, j’ai joué gratuitement sur son disque… et maintenant j’ai du travail tous les samedis ! »
Un hommage musical
Retrouvons-le dans la chanson de Martinho da Vila, interprétée le même soir par Ana Costa : « E mamae », où les multiples breaks permettent aux percussionnistes de briller.