Une soirée aux rythmes du Brésil
Mercredi soir, le Cabaret Sauvage a vibré aux sons du Brésil grâce à Embratur, l’office du tourisme brésilien. L’événement a débuté par un atelier de percussions, suivi d’un concert du groupe Marambaia, en provenance de Brasilia. Le thème de la soirée était la « variété », mettant en lumière la diversité musicale qui reflète les paysages variés du pays. Bien que l’idée soit charmante, son succès semblait incertain : une semaine chargée, des artistes peu connus, un accès compliqué, et le mois de novembre n’éveillant pas forcément l’enthousiasme.
Une centaine de participants conquis
Malgré ces obstacles, près d’une centaine de personnes ont fait le déplacement et, en discutant avec eux, il était clair qu’ils ne regrettaient pas leur présence. En seulement trois quarts d’heure, ils ont pu secouer leurs ganzas et taper sur les tamborims, prêts par l’organisateur, sur Tico-Tico, un morceau familier à tous. La puxadora a interprété les instructions données par Léo Barbosa, percussionniste et leader de Marambaia. Les participants ont même eu l’opportunité de se joindre aux musiciens lors du concert, une initiative particulièrement appréciée.
Rencontre avec le groupe Marambaia
J’ai eu l’honneur de rencontrer les membres de Marambaia, un groupe formé en 2002 et qui évolue sous sa forme actuelle depuis deux ans. Marcelo Lima joue de la mandoline et de la guitare électrique, tandis que Marcus Moraes manie la guitare. Tous deux partagent une passion pour le rock, et notamment Led Zeppelin, ainsi que pour le choro. Alexandre « Macarão » se démarque en tant qu’excellent bassiste, et Celio Maciel, le batteur, est un fervent amateur de musiques noires et de samba. Léo est inspiré par Marcos Suzano, l’un des percussionnistes brésiliens les plus renommés.
Une vision restreinte de la diversité brésilienne
Cependant, je doute qu’un tel concert puisse offrir une véritable représentation de la diversité musicale brésilienne. Bien que ces artistes soient pédagogues, leur première vocation demeure celle d’artistes en tournée en Europe, avec des arrêts à Milan et Berlin. Leur son, largement influencé par le rock, semble rendre l’ensemble assez homogène. Par exemple, leur interprétation d’Eleanor Rigby est remarquable, mais elle soulève des questions sur l’absence d’autres styles traditionnels. Le forro sans accordéon ou la vague sans lien avec la bossa nova laissent à désirer.
Une initiative prometteuse
Selon Tatiana Freire, coordinatrice de la publicité d’Embratur, l’office du tourisme brésilien n’a pas de projet d’ouverture d’un bureau à Paris. Néanmoins, cette première immersion culturelle en France pourrait donner lieu à d’autres initiatives similaires. Espérons-le, car il reste encore beaucoup à faire pour mieux faire connaître la richesse de la culture brésilienne.