Au Brésil, et tout particulièrement à Rio de Janeiro, quand on vous donne un rendez-vous, il y a gros à parier que votre interlocuteur ne sera pas là à l’heure dite. Il peut arriver dans l’heure qui suit (rarement), dans les deux heures (généralement), le lendemain (quelquefois), voire pas du tout (souvent). Les musiciens ne font pas exception à la règle, et il faut vraiment exagérer pour se faire exclure d’un groupe – João Gilberto y était quand même parvenu à force.
Pourtant, il y a une chose qui commence à l’heure à Rio : le feu d’artifice géant tiré aux premières secondes du premier de l’an. Même sous une déluge de pluie, les artificiers allumeront l’extraordinaire show de lumière à minuit pile sur la plage de Copacabana, pour la plus grande joie des deux millions (oui, deux millions !) de cariocas habillés de blanc et munis d’une bouteille de bulles.
Le champagne français étant hors de prix, on se rabat sur le Chandon local, un mousseux demi sec, ou sur du cidre qui fait largement l’affaire, puisqu’il s’agit surtout de faire du bruit avec le bouchon et de s’arroser avec le contenu. Familles, couples, groupes d’amis, touristes, tous se mélangent gentiment dans un joyeux brouhaha. Ce n’est pas la coutume ici de brûler des voitures pour exprimer sa liesse. A la place, on allume des bougies sur de petits bateaux chargés de voeux que les femmes glissent sur l’eau à la gloire de Yemanja.
Naturellement, le spectacle, et tous ses équivalents dans les autres grandes villes du Brésil (São Paulo, Brasilia, Florianopolis, Belo Horizonte…) est retransmis par Rede Globo, la plus grande chaîne de télévision nationale. Voici un large extrait du feu d’artifice de l’année dernière, en attendant les vidéos de celui de ce soir.
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








3 janvier 2010 at 01:40
Salut Thierry,
Suite à ta visite sur mon blog, je visite le tien. Félicitations. Entre autres, visuellement très réussi.
Cela dit, j’avoue que je ne suis pas tout à fait d’accord sur ton premier paragraphe concernant la ponctualité des brésiliens. C’est un peu cliché, non ?
Ici à florianópolis, le respect des horaires est identique à ce que je connaissais en Europe (Certes, je ne connais pas Rio).
A São Paulo c’est un peu différent: les rendez-vous se donnent souvent dans une fourchette (entre 10 h et 10h30 par exemple) parce que vu la taille de la ville et les embouteillages, il est pratiquement impossible d’être précis. Mais cela n’a rien à voir avec un manque de ponctualité.
Bonne continuation,
H
3 janvier 2010 at 12:57
Merci Achyl pour tes encouragements. En effet je faisais surtout référence à Rio en parlant da ‘hora brasileira’. J’ai eu l’impression que c’était du même tonneau à Recife et à Belem par exemple. Mais tu as raison en ce qui concerne les villes du sud du pays, bien plus européennes d’une manière générale et également sur ce point.
Um abraço, et à bientôt,
Th.
11 janvier 2010 at 16:18
Bonjour Thierry, chouette compte rendu que je découvre en même temps que ton blog. J’aime beaucoup en apprendre plus sur les coutumes des autres pays, notamment pour les événements comme le passage à la nouvelle année. Je met un lien vers ton blog sur le blog que je fais au travail et continue de te lire! A bientot! Juliette