Malgré son éclectisme et sa curiosité musicale, Serge Gainsbourg ne s’est jamais vraiment intéressé à la musique brésilienne. Les Sambassadeurs font donc figure d’exception dans l’oeuvre de l’homme à tête de chou. Il n’en s’agit pas moins d’une « vraie » samba, riche de cinq percussionnistes et de douze choristes françaises à qui l’arrangeur Alain Goraguer avait recommandé de chanter « à l’africaine ».
Sorti en 1964, Gainsbourg Percussions était le sixième album studio de Serge, et le premier à présenter une telle unité conceptuelle. Couleur Café et New York USA ont pris toute la lumière, mais c’est dans ce disque qu’on trouve cette perle – ainsi que Coco & Co, pur joyau de jazz avec Eddy Louis et Michel Portal. Je cite son biographe Gilles Verlant : « Gainsbourg Percussions est une explosion ricanante, où l’exotisme des chœurs et des bruitages sert d’écrin aux textes tour à tour anodins et terribles. »
Euh… D’accord !
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








5 mars 2011 at 10:35
« Serge Gainsbourg ne s’est jamais vraiment intéressé à la musique brésilienne » ????
Ecoutez ça et on en reparle
http://www.deezer.com/en/#music/result/all/gainsbourg%20petits%20riens
14 août 2011 at 00:13
Et celle-ci: « Baudelaire »
http://www.deezer.com/en/music/serge-gainsbourg/integrale-900581
et d’ailleurs, après cela ecoutez « Tive Sim » de Cartola repris par grand nombre d’artistes brésiliens
14 août 2011 at 12:56
@Christian : Je persiste. Ca ne m’empêche pas d’avoir été un afficionado absolu du grand Serge. Mais « Les Petits Riens » a beau intégrer une guitare nylon (?), je ne crois pas qu’une descente chromatique et un oeuf à la battue bizarroïde suffise comme contre démonstration :-)
@Antoine : là, je suis d’accord : Baudelaire est bien construite sur une rythmique de samba lente. Je ne sais pas à qui on doit cet arrangement (Vannier ? qqun d’autre ?)