Malgré son éclectisme et sa curiosité musicale, Serge Gainsbourg ne s’est jamais vraiment intéressé à la musique brésilienne. Les Sambassadeurs font donc figure d’exception dans l’oeuvre de l’homme à tête de chou. Il n’en s’agit pas moins d’une « vraie » samba, riche de cinq percussionnistes et de douze choristes françaises à qui l’arrangeur Alain Goraguer avait recommandé de chanter « à l’africaine ».
Sorti en 1964, Gainsbourg Percussions était le sixième album studio de Serge, et le premier à présenter une telle unité conceptuelle. Couleur Café et New York USA ont pris toute la lumière, mais c’est dans ce disque qu’on trouve cette perle – ainsi que Coco & Co, pur joyau de jazz avec Eddy Louis et Michel Portal. Je cite son biographe Gilles Verlant : « Gainsbourg Percussions est une explosion ricanante, où l’exotisme des chœurs et des bruitages sert d’écrin aux textes tour à tour anodins et terribles. »
Euh… D’accord !


• Le 11 février à La Bellevilloise, Avenida Brasil spécial Carnaval avec Lameck, la pagode de Sambatida Perfeita, Sambatida, DJ Pitu, DJ Tom B • Carnaval do Brasil au Cabaret Sauvage le 25 février, avec Anna Torres, le rappeur Ikbal (TLF), Alex Lima, Tambores Nago, DJ Noites • Alcione, Zizi Possi et Studio 3 au Casino de Paris, du 9 au 11 mars • 








5 mars 2011 at 10:35
« Serge Gainsbourg ne s’est jamais vraiment intéressé à la musique brésilienne » ????
Ecoutez ça et on en reparle
http://www.deezer.com/en/#music/result/all/gainsbourg%20petits%20riens
14 août 2011 at 00:13
Et celle-ci: « Baudelaire »
http://www.deezer.com/en/music/serge-gainsbourg/integrale-900581
et d’ailleurs, après cela ecoutez « Tive Sim » de Cartola repris par grand nombre d’artistes brésiliens
14 août 2011 at 12:56
@Christian : Je persiste. Ca ne m’empêche pas d’avoir été un afficionado absolu du grand Serge. Mais « Les Petits Riens » a beau intégrer une guitare nylon (?), je ne crois pas qu’une descente chromatique et un oeuf à la battue bizarroïde suffise comme contre démonstration :-)
@Antoine : là, je suis d’accord : Baudelaire est bien construite sur une rythmique de samba lente. Je ne sais pas à qui on doit cet arrangement (Vannier ? qqun d’autre ?)