Le Brésil n’est pas un pays où l’on s’interroge gravement sur l’identité nationale. La préférence nationale y fait l’union sacrée. Au pays de Lula, "a preferencia nacional" est un doux euphémisme qui signifie le culte du baigneur rebondi, la passion du fessier callipyge, la religion du popotin géant, bref : l’amour du gros cul.
Les magazines masculins, dont les couvertures ornent sans façons les kiosques à journaux, en témoignent par l’angle de prise de vue des modèles du cru. Le design des maillots de bain fait la part belle aux fesses de ces dames – même les une-pièce sont assez largement échancrés. Les cadreurs de Globo, les magazines féminins, les riches et les pauvres, tout le monde est d’accord : quand les hommes se retournent sur une jolie femme, ce sont bien leurs valseurs qu’ils suivent des yeux.
La chirurgie esthétique, historiquement très développée au Brésil, tire profit de cette préférence, et les implants fessiers permettent aux malheureuses qui ne seraient pas assez bien dotées par la nature de conquérir les coeurs dès l’été suivant. L’usage de stéroïdes (!) qu’on appelle ici ‘bomba’ n’est pas rare non plus, malgré les dangers qu’ils représentent. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour être une belle popozuda !
Peut-on rêver qu’un jour les français s’unissent autour d’un aussi beau symbole d’une citoyenneté décomplexée ? Ce n’est pas gagné. En attendant ce jour de gloire, je vous propose d’écouter cette chanson de Renaud Papillon, "J’aime Tonku".
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octobre 30th, 2009 at 11:58
Pardon ?
Comment ?
Hein ?
J’entends pas bien …
Je crois que c’est parce que ma tête est malade…
octobre 31st, 2009 at 09:04
Wow ! Un boom boom qui va faire du bruit !
novembre 4th, 2009 at 08:35
L’exxpression "les modèles du cru" m’a bien fait rire dans le contexte :-)))
novembre 5th, 2009 at 13:30
Ah ! celle chanson je ne m’en passe pas ! On l’entend une fois et on ne l’oublie plus !