Dimanche prochain 31 octobre aura lieu le deuxième tour des élections brésiliennes. Dilma Roussef la candidate du PT et dauphine de Lula y est opposée à José Serra, ancien ministre de F.H. Cardoso et gouverneur de l’état de São Paulo. Dans ce pays où la publicité politique est autorisée de puis longtemps, l’un et l’autre utilisent largement la musique et les jingles pour défendre leurs candidatures.
L’analyse de leurs sites internet donne une illustration intéressante des réalités politiques. Sur le site de Dilma, les musiques sont en écoute et en téléchargement libre. Chacun peut les utiliser et les rediffuser comme bon lui semble. Sur le site de Serra, la musique n’est pas en téléchargement libre, mais seulement en écoute. Et encore : sur la home page, l’applet utilisé a été mal renseigné, et du coup il faut fouiller pour trouver le jingle. La chanson s’appelle « Serra é do Bem » « Serra est (du côté) du Bien » et ne vaut pas le déplacement. Un vrai jingle de supermarché.
Le site de Dilma présente trois chansons assez complémentaires :
- Le jingle officiel est un genre d’axé (prononcer aché), un style plutôt orienté vers la jeunesse.
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- Meu Brasil esta querendo Dilma est une samba assez réussie
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- et la troisième est une chanson romantique dans le goût caipira avec quelques accents nordestins.
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Dilma et le PT met en avant un bilan – qui a donné à Lula plus de 80% de popularité – et la continuité de l’action engagée. De son côté (droite dite « libérale ») José Serra et le PSDB agitent des idées du genre « le Brésil n’est pas rouge, il est vert et jaune » ou « défendez la démocratie contre les extrémistes « et a réussi à s’attirer les bonnes grâces de l’Eglise catholique et de pas mal d’ « évêques » des églises baptisto-évangélico-pentecôtistes locales en insinuant que Dilma légaliserait l’avortement, péché mortel.
Ce n’est pas une surprise : l’essentiel des musiciens brésiliens a choisi de soutenir Dilma Roussef.



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Marcos Valle et Lucas Santtana, mercredi 3 juillet à La Bellevilloise ••• 

Le règlement puritain des publicités Google voudrait nous interdire de publier "des vêtements transparents", une "nudité habilement dissimulée" et autres "poses obscènes ou provocantes". Notre amie 








mar, oct 26, 2010
Actus, Brésil