Tudo bem! Avec Joe Pass

Un guitariste incontournable

Si je devais choisir un seul guitariste de jazz, ce serait sans hésitation Joe Pass. Et si je ne pouvais garder qu’un album de lui, ce serait indéniablement Tudo Bem! Un disque magistral et inspirant, où le groove à la fois fluide et détendu est enrichi par des musiciens de talent, incarnant la bossa américaine à son meilleur.

Une carrière florissante

Lorsqu’il enregistre Tudo Bem! en 1978, Joe Pass jouit déjà d’une carrière remarquable. Il est un artiste phare de la maison de disques de Norman Granz aux côtés d’Oscar Peterson et d’Ella Fitzgerald. Reconnu pour ses lignes de basse subtiles, son savoir-faire en contrepoint, et sa technique harmonique impressionnante, Pass est le guitariste de référence dans le monde du jazz. De nombreuses icônes désirent collaborer avec lui.

Une vision brésilienne

Suite à une tournée au Brésil, Joe Pass décide de consacrer un album entier à sa propre interprétation de la musique brésilienne des années 60. Pour ce projet, il s’entoure des talents exceptionnels tels que le percussionniste Paulinho de Costa, déjà bien établi aux États-Unis, le batteur Claudio Slon, le contrebassiste Octavio Bailly, et le pianiste Don Grusin, passionné de samba. En prime, il est accompagné par Oscar Castro-Neves pour un duo de guitares mémorable sur Gentle Rain de Luiz Bonfá, que je vous invite à écouter tout de suite :

Une playlist révélatrice

La sélection des morceaux de l’album parle d’elle-même :

  • Corcovado, par Jobim et Vinicius (dans une version jazz latin très rythmée)
  • Razão de viver, d’Eumir Deodato (Tears, dans sa version anglaise)
  • Wave, de Jobim
  • Você, de Bôscoli et Menescal
  • Preciso aprender a ser só (If you went away), par Marcos Valle
  • Que que ha, la seule composition originale de l’album, par Octavio Bailly et Don Grusin
  • Chuva delicada (The Gentle Rain) de Luiz Bonfá
  • O Barquinho, de Bôscoli et Menescal
  • Luciana, par Jobim et Vinicius
  • I live to love, de Oscar Castro Neves