Une expérience désastreuse
Le terme qui me vient à l’esprit après ma visite au concert du talentueux Arlindo Cruz hier soir au Brasil Tropical Montparnasse est « carnage ». Une acoustique peu satisfaisante, un équilibre sonore déplorable et un éclairage digne d’une fête médiocre ont malheureusement transformé cet événement, tant attendu par les amateurs de samba, en une triste cacophonie. J’éprouve de la compassion pour l’artiste, pour l’association São Jorge, mais surtout pour le public qui méritait bien mieux après avoir bravé les intempéries parisiennes.
Attente insupportable
Un concert brésilien commençant à 22h30, alors que les portes ouvrent à 20h30, est quelque chose que l’on peut tolérer, même si c’est désagréable, surtout un dimanche soir. L’accueil chaleureux, l’organisation soignée du bar et la qualité des salgadinhos ont contribué à rendre l’attente plus agréable. De plus, l’excellent Alex Lima a animé la soirée en initiant le public aux pas de samba et à ceux du baile funk. Cependant, cela ne compense pas la chaleur étouffante de la salle ni les transitions chaotiques du DJ, mais l’espoir de l’arrivée du spectacle reste vif.
Déception sonore
Hélas, une fois que les musiciens ont enfin pris place, la déception s’installe rapidement. Le Brasil Tropical, qui semble plus adapté à un ballet classique, a rendu la performance d’Arlindo Cruz presque ingérable. Quelle qualité sonore déplorable ! L’acoustique de la salle est véritablement catastrophique : près de la scène, le son est saturé de basses, créant un mélange sourd qui rend presque inaudible le chanteur. Plus éloignés de la scène, où les spectateurs tentent d’échapper à la surdité, le son se transforme en un écho étouffé provenant de quinze mètres de distance. Les haut-parleurs, bien qu’en place, produisent une véritable bouillie sonore.
Problèmes techniques
Je ne m’étendrai pas sur l’éclairage qui a réussi à cacher la moitié du visage d’Arlindo. Ni sur le matériel sonore défaillant, comme le microphone du choriste hors service ou les soucis des autres musiciens avec leurs retours, sans oublier le bassiste qui aurait pu sauter la performance.
Une performance noyée dans le bruit
Bien que le spectacle soit bien orchestré, il se perd dans un brouhaha incessant. L’enthousiasme se dissipe rapidement, et les spectateurs non brésiliens, présents en nombre, commencent à quitter la salle dès la moitié du concert, sans sourire. On peut remettre en question leur retour à un futur concert de samba.