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BossaNovaBrasil | 29 juin 2017

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Vive la bossa de Ljubljana

La bossa continue sa route, et parfois très loin de ses racines géographiques. J’en veux pour preuve ce groupe slovène, que j’avais découvert voici deux ans et que je suis allé rencontrer à Ljubljana la semaine dernière : Bossa de Novo.

Petit pays coincé entre l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie, la Slovénie offre à ses deux millions d’habitants un cadre de vie très forestier, au pied des Alpes. Sa capitale bénéficie d’un centre ville piétonnier rempli de jolis immeubles, de petites maisons et d’innombrables terrasses de bistros. Ville universitaire, Ljubljana offre une apparence jeune et décontactée. On y mange des glaces délicieuses (au Cacao, notamment), on y boit de la Lasko et de l’Union – et aussi de forts agréables vins blancs. On y entend du rock, des musiques traditionnelles bien intéressantes… et, oh surprise, de la bossa nova.

Je n’aime jamais tant la bossa nova que quand elle est vivante. Se souvenir du bon vieux temps c’est bien joli, mais à force de rappeler le génie des grands anciens on a vite fait de se transformer en adorateur de chrysanthèmes. La bossa est née jeune, fraiche et amoureuse, elle ne doit pas disparaître au fur et à mesure que se remplissent les cimetières !

Primož Vitez

Le groupe Bossa de Novo n’a pas de complexe. Il revisite, y compris en slovène, le meilleur de la bossa des origines et, en plus, reprend des chansons yougoslaves sur le mode cher à Tom Jobim. Il est composé aujourd’hui de quatre musiciens, dont un seul est professionnel. Pour autant, il ne manque ni de charme ni de talent. Le chanteur, Primož Vitez, est dans le civil professeur de linguistique à l’Université. Il a étudié en France et s’avère particulièrement polyglotte. Le guitariste Aljoša Kosar dirige une société d’électronique. Du discret percussionniste, Mitja Vrhovnik Smrekar, je ne connais pas grand chose en dehors de ses sept pandeiros. Professionnel, le bassiste Marko Gregorič joue habituellement du rock et du hip-hop – « j’aime jouer fort », m’a t-il confié assez paradoxalement…

Ce concert de rentrée affichait complet depuis trois semaines. Confortable et détendue, la salle du Cankarjev Dom est située dans un très moderne centre culturel du quartier des ambassades. Je vous propose pour aujourd’hui d’écouter une belle version de Retrato em Branco e Preto – en slovène. Au vibraphone, l’américain Howard Curtis.

Le site de Bossa de Novo : http://www.bossadenovo.com/

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Commentaires

  1. mhch

    Toujours excellent ce groupe. Merci Thierry mais tu devrais conseiller d’aller voir les autres vidéos du concert que tu as posté sur YouTube …

    Ainsi et parmi d’autres cet Estate http://www.youtube.com/user/thierrybossanovabras#p/a/u/2/BtkHFJDbz7I

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