Pianiste et brillant arrangeur, Sérgio Mendes fait ses débuts à 20 ans (en 61) avec le sextette Bossa Rio, et quitte rapidement le Brésil pour les Etats-Unis où il multiplie les albums avec de nombreux jazzmen, participe au concert mythique de Carnegie Hall, et s’installe définitivement en 64. Il se fait rapidement une spécialité : arranger des tubes internationaux à la sauce bossa-nova… et transformer les bossas-novas en tubes internationaux.
Ses groupes Sérgio Mendes & Brasil 66, puis Sérgio Mendes & Brasil 77, multiplient les succès commerciaux, dont des versions étonnantes des Beatles. Après une traversée du désert, l’album Confetti le relance à la tête de Sérgio Mendes & Brasil 99 – ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées ! Plus récemment, l’excellent Timeless avec les Black Eyed Peas, qui associe hip-hop et batucadas, confirme que Sergio Mendes est de la classe des grands fusionneurs, bref, un vrai musicien brésilien.
Le voici dans ses oeuvres en 1966 avec Mas que nada, de Jorge Ben (aujourd’hui Jorge Benjor). La chanteuse brune, Lani Hall, sera l’interprète vedette de Sergio pour les trente ans à venir. Jose Soares à la percussion sera aussi un pilier de l’orchestre.
Je vous propose d’écouter trois titres assez représentatifs de sa carrière : Night & Day, de Cole Porter, Chove Chuva, de Jorge BenJor, et la Samba da Benção de Baden Powell dûment rafraîchie par la collaboration avec les Black Eyed Peas.
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mai 21st, 2009 at 11:50
Si je comprends bien, ce Sergio Mendes est un super opportuniste… Le clip sûr le bateau est quand même assez génial dans le genre. Pas mal le piano !