Beaucoup de musiciens français ont, un jour ou l’autre, rencontré le Brésil et ses musiques. Claude Nougaro, Henri Salvador, Bernard Lavilliers, chacun dans leur style, ont produit pas mal de chansons inspirées, adaptées, ou directement traduites de tubes de bossa-nova ou de samba.
Nino Ferrer n’était pas que l’inoubliable interprète de Mirza ou de Gaston y a le téléfon qui son. Bien avant le Sud, il enregistre en 1969 une jolie chanson, composée par Daniel Berreta sur la base, me semble t-il, d’une descente chromatique déjà éprouvée par le tube brésilien ‘Corcovado’.
Je ne suis jamais allé rua Madureira, qui se situe quelque part dans la banlieue nord de Rio de Janeiro, et a priori Nino non plus, mais ça ne l’a pas empêché de saisir quelque chose de la saudade du Brésil.
Voici sa chanson, une sorte de bossa-nova peut-être approximative (guitare mal à l’aise et percus poussives), mais qui a conservé toute sa grâce.
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








5 mai 2009 at 12:24
c’est assez doux, et puis on comprend les paroles ;-)
Bon, tu balances le fameux "j’aime ton cul et tes gros seins" ? INOUBLIABLE
5 mai 2009 at 16:06
Euh… c’est à dire que ‘J’aime Tonku’ se situe assez loin de la bossa-nova… mais je trouverai une passerelle c promis :-)
15 mai 2009 at 09:30
Bonjour les poètes…
Alors que dans cette chanson tout est "divin,léger*,valable, bi-zan-tin" comme disait Nino
*C’est pour respecter le texte: car rien de léger dans cette belle évocation du manque. C’est ça la traduction de Saudade, non?
Ah, Nino!… Qu’est ce qu’il faut faire??? (…quand on ne sait rien faire? On devient un homme à tout faire, on a les embêtements les plus divers(..)…)
15 mai 2009 at 11:24
En effet a saudade, c’est le manque. Ca peut être terriblement déchirant (y compris pour les oreilles) dans le fado portugais, par exemple. Ou juste un sentiment diffus, sorte de nostalgie, la Sehnsucht des romantiques allemands.
La bossa apportait de la fraîcheur, de l’espoir et de l’optimisme dans une chanson jusqu’alors dominée par des histoires tristes, d’où le titre ‘Chega de Saudade’ qui signifie ‘ça suffit la saudade’ et qui a marqué le lancement du mouvement.