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BossaNovaBrasil | 29 mars 2017

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Qui veut la peau de Dilma Roussef ?

Qui veut la peau de Dilma Roussef ?

L’urubú à tête rouge est un genre de vautour très commun au Brésil. Plumage marron foncé, tête et cou rouges et sans plumes, bec crochu : le volatile est moche. Mais il est fort utile, comme tous ses congénères charognards. On n’en dira pas autant du Président de la chambre des députés du Brésil, Eduardo Cunha.

Un drôle d’oiseau

Eduardo-Cunha-un-drole-doiseauEduardo Cunha est un drôle d’oiseau. Splendide représentant de l’espèce du politicien véreux, il a une brillante carrière à son actif : trésorier de Fernando Collor, il est démis en 1993 de ses fonctions de président des télécoms de Rio pour irrégularités comptables et surfacturations lors de la privatisation. En 1996, on le retrouve dans le scandale Farias, un autre système de corruption lié à l’ex-président Collor. En 1999, le revoilà, président de la Compagnie d’Habitation de l’Etat de Rio – à nouveau démis de ses fonctions, quelques mois plus tard, pour cause de détournement de fonds.

Le cœur à droite, le portefeuille en Suisse

Il change de parti pour la quatrième fois, est élu PMDB à la chambre des députés avec le soutien des églises et des médias évangéliques, multiplie les propositions rétrogrades… et est accusé en août 2015 de corruption et de blanchiment sur dénonciation des autorités suisses, qui dévoilent l’existence de divers comptes bancaires occultes appartenant à Cunha et sa famille, et les bloquent.

Manœuvre de la dernière chance ?

Pris à la gorge, cet expert lance le 2 décembre 2015 une procédure de destitution de la présidente Dilma Roussef sur des accusations de maquillage des comptes de l’Etat. La droite, les églises évangéliques et les grands médias soutiennent la procédure – tout est bon pour virer une présidente démocratiquement élue si elle se situe à gauche…

Le vautour voyou, par Netinho et son orchestre

Ainsi va la politique au Brésil, qui serait de nature à nous réconcilier avec les péripéties de la nôtre. Pour l’illustrer, je vous propose cette sympathique samba de João de Barro Louro, par Netinho et son orchestre : Urubú Malandro.

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