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BossaNovaBrasil | 18 novembre 2017

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Question de météo, par Dorival et Chico

Habillés en marins, Chico Buarque et Dorival Caymmi chantent au bord de la mer une délicieuse samba lente écrite par Chico en hommage au vieux maître bahianais : Maricotinha. Charmante, envoutante, cette chanson aux paroles toutes simples, « à la Caymmi », comme dit Buarque, est bien représentative de la « malemolência » du compositeur.

En 1993, les débordements des chanteuses d’axé ne s’étaient pas encore emparés de la scène musicale de Bahia. Né en 1914, Dorival paraissait ne jamais devoir vieillir, et promenait sur la ville sa nonchalance souriante. Poète, compositeur, mais également peintre de talent, il a offert sa spontanéité à la culture bahianaise, dont il a décrit au cours de sa très longue carrière les personnages, les paysages ou la cuisine.

Garçon de bureau à 13 ans, chanteur de radio à 20, Dorival Caymmi a écrit pour les plus grandes chanteuses brésiliennes : Carmen Miranda, d’abord, puis Gal Costa ou Maria Bethânia entre autres. Toujours tranquillement : en plus de 60 ans, il aura composé en tout et pour tout 70 chansons. Pas exactement du stakhanovisme…

L’occasion de revenir sur ce mot « malemolência », qui a récemment donné lieu à un titre de la chanteuse Céu. Il fait partie des mots les plus intraduisibles du portugais du Brésil ! Si j’osais, je dirais que l’on peut l’entendre comme un trait de caractère typiquement bahianais, fait d’astuce et de flemme, de souplesse et d’aimable nonchalance. Mais peut-être que cette musique, justement, en dit plus que tous les linguistes !

« S’il fait beau demain, je viens
Mais s’il pleut, par exemple, je viendrai pas
Dis à Maricotinha que je t’ai envoyé
lui dire que je ne suis pas là.
Suis pas là, je viens pas »
Se fizer bom tempo amanhã
Eu vou
Mas se por exemplo chover
Não vou
Diga a Maricotinha que eu
Mandei dizer que eu
Não tô
Não tô…não vou.

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