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BossaNovaBrasil | 26 avril 2017

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Quand Rio de Janeiro franchit la ligne rouge

A Rio de Janeiro, la Linha Vermelha n’a pas très bonne réputation, c’est le moins que l’on puisse dire. On l’appelle même « la ligne de la peur ». Mais qu’est-ce donc que cette « ligne rouge » ? Rien à voir avec le métro, qui est ici extrèmement sûr.

La Linha Vermelha, c’est le nom commun de l’autoroute urbaine officiellement appelée Via Expressa Presidente João Goulart – RJ-071. Beaucoup d’embouteillages pendant la journée, mais c’est surtout la nuit et le week-end qu’elle fait parler d’elle : détroussage d’autobus, car-jacking, affrontements entre favelados et police, tirs croisés entre police et trafiquants… Résultat : des dizaines de morts par balles chaque année. Ambiance.

La route passe au long de 20 favelas, dont la majorité est contrôlée par les trafiquants : Parque Alegria, Vila dos Pinheiros, Baixa do Sapateiro, Nova Holanda, Trevo das Missões, figurent parmi les plus chaudes. Scène de Western : l’an passé, deux ministres s’y font attaquer et détrousser par douze hommes armés, sur le coup de dix heures du soir.

Dans la foulée, le gouverneur a fait installer de nouveaux miradors, blindés et à l’épreuve des gros calibres et pistolets mitrailleurs, pour protéger les gendarmes (Policia Militar) qui y veillent à la protection des voyageurs.

En attendant des jours plus paisibles, écoutons donc une samba de Bezerra da Silva, où il est justement question d’un officier de police et de délinquance urbaine.

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