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BossaNovaBrasil | 28 avril 2017

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Paulinho da Viola au Circo Voador

Paulinho da Viola au Circo Voador

Cette année encore, en janvier 2014, c’est au Circo Voador de Lapa que Paulinho da Viola a décidé de rencontrer les cariocas. Pour cet artiste subtil et discrèt, on pourrait imaginer un lieu plus adapté, mais le sambiste y voit le moyen de faire connaître son art aux jeunes générations. Il en résulte un très beau concert… mais un anniversaire à refaire.

Lapa, paerticulièrement en fin de semaine, c’est d’abord un lieu de fête, un quartier où se donnent rendez-vous toutes les jeunesses de Rio. Enfin presque toutes – vous n’y rencontrerez guère d’habitants des morros. On y retrouve ses copains de classe, de fac, ses collègues, ses amis… et on y boit des quantités phénoménales de bière. Salles de concerts, clubs et simples bistros y rivalisent d’imagination pour attirer les chalands, et il n’y a pas de soir où ne se produise pas d’artistes de tous genres, à commencer par la samba.

Le Circo Voador consiste en un vaste chapiteau et une grande cour. Il contient 2,000 personnes. Une fois sous la tente, on constate qu’on entend le son des autres salles toutes proches, dont la Fundição Progresso. Vendredi soir, c’étaient de lourds tambours (surdos) qui faisaient entendre fort distinctement leurs voix. Pas idéal pour la voix veloutée de l’auteur acclamé de Argumento, Timoneiro ou Coração Leviano. Comment cela allait-il se passer ? Le concert commence à minuit et quelques. Ils sont dix musiciens autour de Paulinho.

Le public brésilien est dissipé, certes. Mais celui de Lapa l’est particulièrement. On vient pour se prendre en photo en groupe (au milieu d’une chanson), pour se raconter ses histoires de cœur ou de travail, pour prendre des nouvelles de la famille, pour draguer, pour publier sur « Face ». Et on se moque comme d’une guigne des histoires que Paulinho, supposé célébrer ses cinquante ans de carrière, voudrait bien raconter. Sans compter que le chanteur n’est pas particulièrement aidé par la balance, aussi hasardeuse que d’habitude.

Aussi Paulinho cesse bientôt toute tentative d’anecdote, pour reprendre le fil de son répertoire habituel. Il chante toujours merveilleusement, ses tubes font chaud au cœur et à l’âme, et tout le monde est en place. Mais question intimité, c’était raté. Ecoutons Timoneiro, l’unique rappel – en espérant que Paulinho da Viola nous donnera bientôt d’autres occasions de l’entendre, en d’autres lieux.

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Commentaires

  1. Pascal

    Une grosse ambiance festive !! Magnifique ! MERCI Thierry !

  2. Ivan Ravan

    Paulinho Da Viola – le secret le mieux gardé de toute la musique Brésilienne

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