Dans cet enregistrement réalisé en 2000 à Buenos Aires, ce sont deux monstres sacrés de la musique brésilienne qui interprètent la chanson manifeste de la bossa-nova, paroles et musique de Vinicius de Moraes et Tom Jobim. Le morceau est structuré en deux parties : sur le mode mineur d’abord, il s’agit de saudade, de cette mélancolie qui ne veut pas quitter l’esprit. Puis, sur le mode majeur, on se prend à rêver d’un retour joyeux de l’être aimé…
Le jeu de guitare fondateur de João Gilberto, ainsi que sa voix fragile et son placement toujours en décalage, font ici face à la voix souriante et à la fraîcheur de Caetano : un bonheur pour les amateurs !
« Ma tristesse, dis lui que sans elle je ne suis plus rien, dis lui ma prière, dis lui qu’elle revienne, je n’en peux plus de souffrir, j’en ai assez qu’elle me manque. la réalité c’est que sans elle il n’y a ni paix, ni beauté, juste cette tristesse, cette mélancolie qui s’accroche. Mais si elle revient, quelle merveille, quelle folie, car il y a moins de poissons qui nagent dans la mer que de baisers que je poserai sur sa bouche"
Vous trouverez les paroles, les accords pour guitare, et la partition complète pour piano sur le site officiel de Tom Jobim : ici même.
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








21 juin 2009 at 00:36
C’est drole comme Caetano prend un air de petit garçon sage qui regarde son vieux professeur non ?
22 juin 2009 at 18:08
A mooins qu’il ne s’ennuie profondément ?
4 janvier 2010 at 17:09
A noter qu’il existe une excellente version française des paroles par Pierre Barouh. Voici un site http://membres.multimania.fr/breric/chanson.html qui référence quelques versions francaises significatives (Les paroles sont en général excellentes, mais certaines interprétations ne le sont pas forcément. Je laisse les auditeurs juger par eux-même).
5 janvier 2010 at 08:41
Au fait, j’y pense ce matin, une excellente traduction du titre serait « Adieu Tristesse », mais il faut avoir vécu les années 50 et 60 pour apprécier.
N’ayant pas retrouvé le site donnant les paroles françaises, les voilà.
J’espère ne pas outrepasser les lois en me permettant cette inclusion.
Le poids du manque.
Allez, va tristesse, va
Lui chanter la complainte de ma douleur
Dis-lui la souffrance que son absence
Installe alentour mon coeur
Quand le poids du manque n’a
Pour seul constat
Sans elle pas de paix, je m’éparpille
Quelle tristesse, mélancolie
Tant que me tourmente tant le manque d’elle
Mais qu’elle revienne, qu’elle revienne
Quelle allégresse
Tant de tendresse
Moins de poissons nageront dans les océans
Que sur elle mes baisers ardents
Et mes caresses
Dans mes bras s’embrasera
L’amour qui brasse
Une passion si folle
Qu’elle s’envolera
Bien au delà de tout cela
Au delà de mes craintes
Alors oublions la querelle
Qui sépare et nous meurtrit.
Je viens aussi de voir qu’un film brésilien porte ce titre, sorti en 2009.
5 janvier 2010 at 12:02
Traduttore, traditore ! Aucune des traductions n’est pleinement satisfaisante. Si elle redte collée au texte original, adieu rime, adieu rythme, et est impossible a chanter. « le manque d’elle » par ex., est tout a fait affreux AMHA
Si on veut faire une vraie chanson envrai français, ça a vite fait de devenir n’importe quoi…
Dans le genre, la traduction de Thierry pour Izaura me parait assez équilibrée.
6 janvier 2010 at 09:31
Certes, la « transposition » vers une autre langue est une chose difficile et risquée, comme l’adaptation cinématographique d’un bouquin. C’est aussi vrai pour le rock et la pop, où l’accentuation de l’anglais est quasi impossible à transposer (encore que Eddy Mitchell soit excellent, il accentue remarquablement en Francais. Ecoutez attentivement!).
On peut même dire que les versions anglaises de morceaux célèbres faites par le compositeur lui-même n’ont pas le même « son » et la même qualité que la version brésilienne (cf Water of March, de part la langue elle-même qui n’est pas adaptée.
Mais aussi percevoir un sens, même approximatif et traitre, apporte quelque chose à l’amateur non lusophone, qui peut ensuite retourner à l’original
30 octobre 2010 at 23:58
Moi, j’adore je ne m’en lasse pas! Et je trouve qu’une traduction est toujours utile, pour au moins savoir ce que la chanson apporte en plus de la mélodie.
En tout cas je suis tombée amoureuse de la musique brésilienne, surtout la bossa nova.Et je la découvre!Et ce site mets bien fort utile.