L’Amazonie brésilienne, c’est grand comme six fois la France. Ou, si vous préférez, cent vingt fois la Belgique. Dans n’importe quel restaurant de ce territoire immense, de la gargote en planches jusqu’à l’établissement de luxe, on sert du pirarucu. Et souvent même, c’est juste le seul poisson au menu.
Le pirarucu est un beau bestiau, qui offre la particularité de respirer hors de l’eau. Malgré son nom qui signifie « poisson rouge » en langue tupi, il n’est pas près d’envahir nos aquariums. A l’échelle de la région et des fleuves qui la traversent, sa taille minimum de capture est de un mètre cinquante. Le specimen moyen pèse entre 50 et 90 kilos, et on a pu en voir qui dépassaient les 200…
Ca fait de la viande. Pour la conserver, on a pris l’habitude de le saler, exactement comme la morue. On l’achète en filet ou en rouleau serré. Les recettes sentent bon l’ail et la cuisine portugaise, mais on le retrouve aussi apprêté à toutes les sauces, y compris en moqueca avec lait de coco et huile de dende.
En attendant d’y goûter, écoutez donc ‘Amazonas’, une musique de circonstance écrite par João Donato et Lysias Ênio, chantée par Nara Leão en duo avec le compositeur qui pour une fois avait su rester sobre.
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








19 octobre 2009 at 22:26
Comment est-ce qu’on pêche un engin pareil ? Et ce n’est pas une épuisette qu’il faut pour le sortir, c’est un chalutier !!!
30 octobre 2009 at 09:34
même question que bobo comment on attrape un poisson comme ça et ça mange quoi un poisson comme ça?
30 octobre 2009 at 11:09
Cher Bobo, cher Druide voyageur,
Alors oui, comment ? Renseignements pris, c’est au harpon qu’on pêche le pirarucu. Et ça n’est pas tellement difficile, puisque le poisson va respirer toutes les 20 minutes à la surface, de préférence au même endroit. Il suffit d’attendre dans sa barque et de le harponner à ce moment-là. Presque trop facile… du coup la population aurait tendance à diminuer. En revanche on sait l’élever dans des fermes piscicoles.
Et au fait, c’est un poisson carnivore.
24 février 2011 at 19:24
J’en ai gouté qu’une seule fois, donc je ne sais pas si ça vient de la manière dont il a été préparé, mais en tout cas, ça n’avait pas du tout le même gout que la morue. Ah, et au fait, félicitation pour la prise !