Le pirarucu, morue de l’Amazonie

sam, oct 17, 2009

Brésil

Le pirarucu, morue de l’Amazonie

L’Amazonie brésilienne, c’est grand comme six fois la France. Ou, si vous préférez, cent vingt fois la Belgique. Dans n’importe quel restaurant de ce territoire immense, de la gargote en planches jusqu’à l’établissement de luxe, on sert du pirarucu. Et souvent même, c’est juste le seul poisson au menu.

Le pirarucu est un beau bestiau, qui offre la particularité de respirer hors de l’eau. Malgré son nom qui signifie « poisson rouge » en langue tupi, il n’est pas près d’envahir nos aquariums. A l’échelle de la région et des fleuves qui la traversent, sa taille minimum de capture est de un mètre cinquante. Le specimen moyen pèse entre 50 et 90 kilos, et on a pu en voir qui dépassaient les 200…

Ca fait de la viande. Pour la conserver, on a pris l’habitude de le saler, exactement comme la morue. On l’achète en filet ou en rouleau serré. Les recettes sentent bon l’ail et la cuisine portugaise, mais on le retrouve aussi apprêté à toutes les sauces, y compris en moqueca avec lait de coco et huile de dende.

En attendant d’y goûter, écoutez donc ‘Amazonas’, une musique de circonstance écrite par João Donato et Lysias Ênio, chantée par Nara Leão en duo avec le compositeur qui pour une fois avait su rester sobre.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ce billet vous a plu ? Partagez avec vos amis !

    Ces autres billets peuvent vous intéresser :

    1. Question de taille C’est idiot, mais ça fait toujours rire. Enfin, ça dépend. Un garçon est au lit avec une sirène. Visiblement il s’est passé des trucs. Lui...
    2. Les Caraïbes en Amazonie Quand on évoque l’Amazonie, le dictionnaire des idées reçues répond aussitôt : « l’enfer vert ». On cite alors en bloc la végétation luxuriante, les sifflements des...
    3. Un poisson des mers du sud Un lecteur m’a envoyé ces jours-ci une délicieuse bossa nova française que l’on doit à la chanteuse Isabelle Antenna : Le Poisson des Mers du...
    4. Pêche sportive en Amazonie En août, c’est le bon moment pour aller en Amazonie. En prenant la TAM il n’est pas beaucoup plus cher d’aller à Belem qu’à Rio...
    5. Malbouffe : la fille d’Ipanema bientôt obèse ? Lu dans le Petit Journal de Rio de Janeiro, un article qui revient sur l’étude réalisée cette année par le Ministère brésilien de la Santé...
    , , , ,

    4 Responses to “Le pirarucu, morue de l’Amazonie”

    1. Bobo Says:

      Comment est-ce qu’on pêche un engin pareil ? Et ce n’est pas une épuisette qu’il faut pour le sortir, c’est un chalutier !!!

    2. druide voyage Says:

      même question que bobo comment on attrape un poisson comme ça et ça mange quoi un poisson comme ça?

    3. Thierry Says:

      Cher Bobo, cher Druide voyageur,
      Alors oui, comment ? Renseignements pris, c’est au harpon qu’on pêche le pirarucu. Et ça n’est pas tellement difficile, puisque le poisson va respirer toutes les 20 minutes à la surface, de préférence au même endroit. Il suffit d’attendre dans sa barque et de le harponner à ce moment-là. Presque trop facile… du coup la population aurait tendance à diminuer. En revanche on sait l’élever dans des fermes piscicoles.
      Et au fait, c’est un poisson carnivore.

    4. Badge Says:

      J’en ai gouté qu’une seule fois, donc je ne sais pas si ça vient de la manière dont il a été préparé, mais en tout cas, ça n’avait pas du tout le même gout que la morue. Ah, et au fait, félicitation pour la prise !


    Leave a Reply