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BossaNovaBrasil | 23 juin 2017

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Le Carnaval à Manaus et ailleurs

Plusieurs lecteurs brésiliens m’ont écrit pour dénoncer la place à leurs yeux trop privilégiée que je donnais à Rio de Janeiro à l’occasion du Carnaval. Je fais amende honorable : la place et parfois le temps manquent pour aborder les festivités qui ont lieu dans tout le Brésil, du Nord au Sud, pour fêter l’entrée en Carême… et s’offrir une bonne tranche de fête et de rigolade. Alors aujourd’hui : tour d’horizon.

manaus-carnaboiJe commencerai par Manaus la tropicale humide, dont mon amie blogueuse Ana Célia Costa défend les couleurs sur son très sympathique site « Prestenção! ». Manaus a son Sambodrome – 100,000 personnes par jour y ont cette année assisté aux défilés. Le carnaval s’appelle ici le « Carnaboi », en référence à la tradition de la Bumba Meu Boi, autre grande fête dont on parlera une autre fois. En plus de la samba, on entend le Boi-Bumbá do Garantido et celui do Caprichoso, pas mal de forro, du carimbô et forcément la spécialité locale (celle-ci beaucoup plus discutable !) le tecno-brega. Voici une vidéo tournée cette semaine par Ana Célia.

Depuis des années São Paulo, la mégalopole économique, déploie des efforts méritoires pour éclipser le carnaval de la Cidade Maravilhosa. Je ne partage pas le point de vue d’Antony, blogueur français de Rio, quand il parle avec humour des « (…) pitoyables tentatives de ces laborieux paulistas qui ne sont bons qu’à bosser sous le ciel plombé et pollué (…) ». Le vainqueur du défilé de cette année, l’école de samba Vai Vai, son défilé et son morceau « A musica venceu » parlent pour Sampa, même si pour ce qui est du carnaval de rue, en effet, il y a mieux. Sans compter que la taille de la ville ne facilite pas la vie des fêtards.

Olinda est célèbre depuis longtemps pour son carnaval traditionnel, et Recife, la vieille capitale du Nordeste est chaque année animée par le tempo frénétique du frevo. A Salvador, on échappe ni au maracatu des fantastiques batucadas d’Olodum et Timbalada, ni à l’axé d’Ivette Sangalo et consorts. A São Luis du Maranhão, on se croirait à Kingston, Jamaïque (en beaucoup plus sympa). A Ouro Preto, haut lieu touristique du Minas Gerais mais aussi ville universitaire, il paraît que le carnaval est largement placé sous le signe de la farine (et pas celle qu’on met dans les gâteaux). A Vitoria, à Belem, bref dans toutes les grandes villes, la fête bat son plein tout autant qu’à Rio.

Partout, sauf… dans quelques retraites tranquilles destinées à ceux qui n’apprécient pas ces débordements, répugnent à s’encanailler et préfèrent s’abriter de la « populace » : Paraty, par exemple, où l’on met un point d’honneur à ne rien fêter… dans le centre historique et piétonnier, tandis que dans la « vraie » ville, on s’agite autant qu’ailleurs !

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