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BossaNovaBrasil | 31 octobre 2014

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Le Brésil en promotion au Cabaret Sauvage

Mercredi soir, au Cabaret Sauvage. Embratur – l’office du tourisme brésilien – avait organisé une soirée composée d’un atelier percussions suivi d’un concert du groupe Marambaia, venu de Brasilia. Le concept était la « variété » – variété des musiques venant appuyer la variété des paysages brésiliens, forcément. Une idée sympa, mais dont le succès était loin d’être garanti : jour de semaine, artistes inconnus, accès improbable, mois de novembre – tout pour plaire.

Vous êtes quand même environ une centaine à vous être déplacés et, à vous interroger, vous n’avez pas regretté d’être venus. En trois quarts d’heure vous avez agité vos ganzas et tapé sur les tamborims fournis par l’organisateur sur Tico-Tico, un morceau qui a au moins le mérite d’être connu par tout le monde. La puxadora se chargeait de traduire les instructions de Léo (Barbosa), percussionniste et leader du groupe. Les participants ont pu jouer le morceau avec les musiciens pendant le concert, ce qui est drôlement sympa.

J’ai eu le plaisir de rencontrer les garçons de Marambaia. Le groupe s’est constitué en 2002 et existe sous sa forme actuelle depuis deux ans. Marcelo Lima joue de la mandoline et de la guitare électrique, Marcus Moraes de la guitare – tous deux aiment le rock, Led Zeppelin… et le choro. Alexandre « Macarão » est un excellent bassiste. Celio Maciel, le batteur, est un fan de musiques noires et de samba. Et Léo se réfère à Marcos Suzano, un des plus grands percussionnistes brésiliens vivants.

Franchement, je ne suis pas sûr qu’un tel concert ait été susceptible de donner une vision réelle de la diversité brésilienne. Parce que ces musiciens, mêmes pédagogues, sont d’abord des artistes qui ont la chance de faire une tournée en Europe (à venir : Milan et Berlin), ils ont un style, un son à eux, assez marqués par le rock (à noter un Eleanor Rigby assez réussi). Du coup, en fait de diversité, tout se ressemble pas mal… Sans accordéon, que penser du forro ? Wave n’avait pas grand chose à voir avec la bossa nova, etc. je ne vais pas en rajouter. Ce qui serait une qualité : la cohérence du groupe, devient paradoxal par rapport à l’objectif affiché.

L’office du tourisme brésilien (Embratur) ne prévoit pas d’ouvrir de bureau à Paris, me dit Tatiana Freire, coordinator de publicidade d’Embratur. En revanche, cette première initiative d’immersion du public français et de mise en perspective de la culture brésilienne pourrait bien être suivie par d’autres. Souhaitons-le, tant il reste un long chemin à parcourir !

Voici un extrait de l’atelier :

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