Enregistré en 2008 sous la direction musicale de Daniel Ganjaman (ça ne s’invente pas), ce concert réunit de nombreux artistes brésiliens d’aujourd’hui. Son thème : l’hommage à Bezerra da Silva, ce roi de la samba carioca qui fut si longtemps l’ambassadeur des favelas et le défenseur de la liberté des pauvres contre l’argent des puissants.
Pedro Luis e a Parede, que l’on a vus à Paris en juin dernier, reprennent la samba de Jorge Mirim, Sergio Fernandes et Rodrigo : « Verdadeiro Canalha » – « une vraie racaille ». Dans cette chanson, Bezerra s’adressait plutôt vertement à un homme politique – j’ignore lequel.
« La trêve est terminée, Tu auras la monnaie de ta pièce. Salaud, tu es un vrai salaud. Bâtard, un authentique scélerat. Le jour de ton jugement, Tu feras plus le malin », etc.
Où l’on voit que la samba, ce n’est pas seulement une histoire de trucs en plumes et de Paris Hilton à quatre pattes dans une loge…
Ces autres billets peuvent vous intéresser :
- Samba, mensonges et coups bas Je ne m’exprimerai pas ici sur l’arrestation de DSK. Je ne mettrai pas en doute l’exemplaire démocratie américaine. Je ne poserai pas la question classique...
- Le métro est arrivé à Ipanema Il n’a pas fallu beaucoup plus de quarante quatre ans pour que le métro de Rio arrive jusqu’à Ipanema. Des difficultés techniques un peu, mais...
- Samba récréative avec Bezerra da Silva et Marcelo D2 Les chansons de Bezerra da Silva dénoncent à longueur de refrains les politiciens démagogues, les policiers véreux, le lavage de cerveau télévisuel, et tous les...
- Message à Jean-Luc par Bezerra da Silva Ecrit et chanté par Bezerra da Silva, le morceau Tem Coca aí na Geladeira est construit sur un jeu de mots facilement compréhensible entre «...
- Bezerra da Silva et le Baron Rouge : un duo fumant Le sambiste Bezerra da Silva n’était plus un jeune homme quand il monta sur scène à la fin d’un concert du groupe de rock brésilien...



La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








8 mars 2010 at 14:40
Ça peut s’adresser à pas mal d’hommes (et de femmes, il ne faut pas les oublier aujourd’hui) politiques :-(
8 mars 2010 at 14:51
En effet, cher Francis ! Et tout autant en France qu’au Brésil, j’en ai peur…