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BossaNovaBrasil | 26 avril 2017

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La samba des Jeux est signée Arlindo Cruz, Rogê et Arlindo Neto

Enregistrée début août (2012) aux studios Mega d’Humaita (Rio de Janeiro), une samba exaltação a été spécialement composée pour saluer l’arrivée du drapeau des J.O. de 2016 à Rio. Sans surprise, l’inspiration de la chanson est toute de mer, de Copacabana et de Christ Rédempteur. « C’est comme si les dieux de l’Olympe venaient à Rio pour se divertir » dit la chanson. Ecoutez-la avant tout le monde !

Ca n’a pas traîné. A peine les parapluies des Jeux 2012 se sont-ils refermés sur Londres que les surdos et les pandeiros prennent le relais. On peut espérer que l’ambiance sera plus chaude dans la Cidade Maravilha que dans la City of Banksters… même si on peut compter sur le CIO pour interdire toute forme de créativité populaire qui ne se traduirait pas en bons gros dollars juteux !

Parlons plutôt de la chanson : Os Grandes Deuses do Olimpo Visitam o Rio de Janeiro. Ecrite par Rogê, Arlindo Neto et Arlindo Cruz, ses paroles mettent en scène des dieux grecs arrivant à Rio, qui vont bientôt avoir les jambes molles d’avoir tant dansé (“Ficaram até de perna bamba de tanto sambar”). Dans le clip présenté par la Globo dimanche soir, on retrouve le ban et l’arrière ban de la musique carioca, tant parmi les solistes que parmi les choristes. Autour da Velha Guarda de Portela, voici donc Arlindo Cruz, Martinho da Vila et sa fille Mart’Nalia, Nelson Sargento, Roberta Sá, Zeca Pagodinho, Pedro Luiz, Nina Becker, Zélia Duncan, Jorge Aragão, Fundo de Quintal, Rogê, Sandra de Sá, Toni Garrido, Thalma de Freitas, Diogo Nogueira, Mr. Catra, Ed Motta, et j’en oublie. On doit les arrangements de cuivre au grand Lincoln Olivetti, également aux claviers. A la guitare : Davi Moraes.

Un mot maintenant sur les « sambas exaltação ». Ce style facilement reconnaissable est apparu en 1939 sous la forme d’un énorme tube du compositeur Ary Barroso : Aquarela do Brasil. Cette chanson, que vous avez forcément entendue dans l’une de ses milliers de versions, pose les canons du genre : description des merveilles naturelles du pays, de son folklore unique, de ses peuples unis, de ses traditions zéternelles, etc. Il y a même un mot brésilien pour décrire ce nationalisme émerveillé : o ufanismo.

Cette samba-funk-exaltação tipo exportação a été produite par Kassin et financée par la Mairie de Rio. Ce n’est pas précisément de la samba de raiz, mais le refrain est facile à reprendre… Quoi qu’il arrive, gageons que d’ici aux jeux 2016 on verra éclore bien d’autres hymnes « officiels »… à la gloire du pays, du sport et de la samba !

PS : Rogê vient de sortir un nouvel album : o Brenguelé, qui n’est pas encore disponible en France mais que vous pouvez écouter ici : www.coqueiroverderecords.com/roge

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