Sous la présidence de Jucelino Kubitschek (1956-61), le Brésil connaît une phase d’optimisme sans précédent. Celui qu’une chanson de Juca Chavès appellera « le Président bossa-nova » décide de construire Brasilia, nouvelle capitale fédérale au milieu de nulle part. Partout au Brésil et bien sûr à Rio de Janeiro, s’élèvent de nouveaux immeubles d’habitation. C’est dans l’un d’eux que va se jouer l’histoire de la bossa nova.
On a raconté par la suite que la bossa était une samba d’appartement, au volume sonore réduit pour éviter les problèmes de voisinage dans ces constructions neuves à l’isolation légère. Ce genre de post rationalisation se discute quand on sait que l’appartement de la famille Leão faisait plus de 300 mètres carrés et son salon la surface d’un quatre pièces parisien. Tous les artistes cariocas de l’époque y tenaient à l’aise pour y passer des nuits entières à chanter et jouer de la guitare… personne ne s’en est plaint.
C’est ainsi que dans l’immeuble Louvre de la résidence Champs Elysées, 2856 avenida Atlantica, 3ème étage, João Gilberto, Ronaldo Bôscoli, Roberto Menescal, Carlos Lyra, Dorival Caymmi et tous les autres inventaient la bossa nova sous le sourire de Nara, gracieuse jeune fille de la maison.
Louvre ? Champs-Elysées ? Cocorico ! Cette fois c’est sûr, sans la France, la bossa nova n’aurait pas existé !


• Le 11 février à La Bellevilloise, Avenida Brasil spécial Carnaval avec Lameck, la pagode de Sambatida Perfeita, Sambatida, DJ Pitu, DJ Tom B • Carnaval do Brasil au Cabaret Sauvage le 25 février, avec Anna Torres, le rappeur Ikbal (TLF), Alex Lima, Tambores Nago, DJ Noites • Alcione, Zizi Possi et Studio 3 au Casino de Paris, du 9 au 11 mars • 








13 novembre 2009 at 22:08
Bravo pour le reportage ! On peut visiter ?
14 novembre 2009 at 08:58
Tres interressant. Ils avaient l’air bien logés la famille de Nara … mais je ferai quand même remarquer que la taille d’un appartement n’influe pas sur son isolation phonique !