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BossaNovaBrasil | 24 juin 2017

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2 Commentaires

Juliana Kehl, chic et pas toc

Découvrez aujourd’hui la chanteuse pauliste Juliana Kehl. Avec elle, intelligence, culture, électro et MPB font bon ménage. Ecoutez la dans deux chansons en même temps que vous téléchargerez gratuitement (et légalement) son premier album.

Juliana Kehl aurait pu rester une jeune femme chic sans histoire de São Paulo. Elle avait certes commencé à chanter de bonne heure, dans une chorale qui était allé jusqu’à se présenter au Carnegie Hall de New York. Mais par la suite, elle avait suivi des études d’arts plastiques à la Faap, sans idée de carrière musicale.

Heureusement pour nous, elle décide un jour de ses 30 ans de mettre en musique Sagitário, un poème que sa sœur psychanaliste Maria Rita avait publié dans le recueil « O amor é uma droga pesada’. Prise au jeu, elle continue avec d’autres poèmes de sa sœur : Viação Cometa et Diadorim. Finalement, Juliana se remet à chanter, commence à écrire ses propres paroles. Elle développe son répertoire, enregistre des maquettes, monte sur scène. Et à 32 ans, fin 2009, elle sort son premier album, qui porte son nom.

Ce disque est élégant et raffiné, sans cependant tomber dans l’affectation. C’est vrai que sa voix est bien proche de celle de Roberta Sà, mais comment pourrait-on lui en faire le reproche ? Justesse impeccable, diction claire, et un sens du rythme très subtil : Juliana est une excellente chanteuse, même si ce n’est pas sa voix qui lui confère l’essentiel de sa personnalité à mon humble avis. Il s’agit plutôt de l’association idéale de la MPB classique à un électro bien maîtrisée, de la tradition et de la modernité, le tout avec une émotion toujours présente, qui sous-tend toutes les chansons de son premier disque. En particulier dans Oiê, du pernambucain Junio Barreto, une samba qu’on pourrait penser traditionnelle s’il n’y avait ces petits coups de platine bien sentis, ou dans le break dans A Música Mais Bonita.

L’ensemble de l’album présente des arrangements très intéressants, notamment sur le plan rythmique, certains mis au point avec Gustavo Ruiz (Diadorim, o Sertão é do Lado de Dentro) et Dias Paes, o Dipa (Ele Não Sabe Sambar, Carnação), d’autres de la propre autorité de la chanteuse. Et on trouve du beau monde sur ce disque particulièrement bien produit. Le guitariste et producteur Gustavo Ruiz, Junio Barreto le chanteur compositeur (sur Tá Perdido, Nego), la chanteuse Karina Buhr , mais aussi le grand accordéoniste Dominguinhos, Swami Jr à la guitare 7 cordes, Marcelo Jeneci aux claviers, Itacyr Bocato au trombone, Guilherme Kastrup à la batterie…

Cultivée, Juliana Kehl aime la littérature, la peinture et la danse. Elle aime la France de Françoise Hardy, des intellectuels et des poètes – elle ne reçoit pas TF1. Je vous propose de l’écouter d’abord dans le clip assez « genre » de la chanson « Rede de Varanda » avec une intro en français « Je t’aime tant, je t’aime tant, pourtant… » qui me rappelle quelque chose mais quoi ?

Puisque vous êtes là, je vous recommande d’écouter aussi cette samba lente de sa composition :
Ele Não Sabe Sambar (Pedrarias, Prata e Pó)

Le premier album de Juliana Kehl est en téléchargement gratuit sur l’excellent site brésilien a Musicoteca :

Le site de la chanteuse : http://www.julianakehl.com/

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Commentaires

  1. Belle découverte musicale ! « Rede de Varanda » donne envie de voyage. Un style et une rythmique très intéressante. Je me souviendrais du son de Juliana Kehl…

  2. mhch

    « je t ‘aime tant, je t’aime tant, pourtant », mélodie et look de la chanteuse, ça rappelle bien fort cette chanson de Julie Delpy, musique du film Before Sunset … http://www.youtube.com/watch?v=jGlnYUQXaUQ

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