La chanteuse Paula Morelenbaum démontre à nouveau sa sincérité et son professionnalisme. Avec le jazz big band allemand SWR de Stuttgart, elle sort ces jours-ci le disque Bossarenova, dont le titre parle de lui-même.
Un big band qui joue de la bossa ? Des jazzmen allemands qui plus est ? J’entends d’ici vos fines plaisanteries si gauloises : ach, la fille d’Ipanema à la Fête de la Bière, kolossal ! Eh bien, rejetez les sarcasmes à la Mer. L’orchestration raffinée du producteur et arrangeur Ralf Schmidt donne une nouvelle fraîcheur à des tubes de la bossa nova comme Aguas de Março, Chovendo na roseira, O morro não tem vez, et une énergie originale à des succès de Jorge BenJor : Mas que nada ou Vem morena. Eclectique, l’album inclut aussi des interprétations de Blackbird des Beatles, d’un lied de Schumann, de Soul Bossa Nova de Quincy Jones…, le tout dans un bel élan sonore et rythmique.
Premiers résultats : Roberto Menescal adore, Marcos Valle pleure de joie, et Oscar Castro Neves se fait lyrique : « avec la petite Paula, la bossa est ré-novée, re-chantée, re-jouée, ré-jouissante. Elle me ré-enchante. » Quand même.
Assez parlé. Ecoutez sur cette vidéo le célèbre Tarde em Itapua de Toquinho et Vinicius de Moraes par Paula Morelenbaum et SWR Big Band. On y appréciera le très pur solo du trompettiste Joo Kraus, et bien sûr la voix de la belle Paula.
Bossarenova, chez Biscoito Fino au Brésil, chez Skip en Europe. Vous en voulez encore : allez écouter tous les extraits sur le site http://www.myspace.com/bossarenova.
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








24 août 2010 at 08:37
Pas mal l’arrangement (et tout le reste) !! merci pour le pointeur sur myspace.
Tom Jobim non plus ne pensait pas les allemands incapables de bossanova. La preuve: Claus Ogerman, ce chef d’orchestre allemand qui lui a écrit pas mal des arrangements que Tom jouait. Baden Powell aussi non, qui a vécu en Allemagne pas mal de temps ..
24 août 2010 at 17:32
Tu as raison pour Tom. Quant à moi j’ai tendance à trouver les arrangements d’Ogerman un rien spongieux, voire carrément cheesy – sûrement dans le goût de l’époque tu me diras ?
25 août 2010 at 07:18
Très drôle la « mer des sarcasmes » :-))
a part ça sinon, Madame Paula est très bien et très classique il me semble. L’orchestre est tbien aussi, mais je dois avouer que je ne vois pas ou est la « rénovation » dans ce morceau ?
25 août 2010 at 09:22
Bon d’accord Ogermann aimait les violons en background, mais son arrangement de Wave a servi de base à la version superbe de Paulo et Lisa Jobim (sans violon lui).
pas vraiment de rénovation ? Mmm, certes ce n’est pas une révolution, mais le morceau est chanté plus lent, plus swing, et le solo trompette est atypique. Ca me rappelle mon rêve irréalisable d’un duo mythique, Jobim au piano et Chet Baker au chant et trompette. Ca, ça serait fantastique. Aujourd’hui j’y ajoute le contrebassiste de Berimbau, Nilson Matta