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BossaNovaBrasil | 24 octobre 2014

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Gilberto Gil, le septuagénaire le plus tropicaliste du monde

Toute une génération d’artistes brésiliens a fêté ses 70 ans en 2012. Gilberto Gil le 26 mai, mais aussi Jorge Ben (22 mars), Caetano Veloso (le 7 août), sans oublier Chico Buarque, ont largement dépassé l’âge de la retraite. Ils n’en perdent pas pour autant l’envie d’inventer, de chanter et de monter sur scène ! Et que fait Gilberto Gil pour souffler ses bougies ? Il inaugure un nouveau spectacle, tout simplement.

Concertos de Cordas e Maquina de Ritmo est le nouveau spectacle de Gilberto Gil. Rôdé la semaine dernière à Salvador, on le retrouve ce soir et demain à Belo Horizonte, et lundi au Théâtre Municipal de Rio. Assis avec sa guitare, Gil vient accompagné de son fils Bem, de Jaques Morelenbaum, et désormais du violon de Nicolas Krassik et des percussions de Gustavo de Dalva. Cette « Camerata pop » devrait largement utiliser les samplers et jouera lundi avec l’orchestre symphonique Petrobras.

Ce show veut aussi être une nouvelle étape de l’intégration des nouvelles technologies dans le tropicalisme. C’est que voilà longtemps que Gilberto Gil croit à l’informatique – il fut même le premier brésilien à jouer live, en streaming sur internet. Il voit son avenir en numérique, comme en témoigne une interview donnée au début de cette année, après la tournée String Concert : « J’aime la douceur des cordes, et le timbre de ma voix d’aujourd’hui, marqué par l’âge, l’appellerait presque. Mais il va arriver un moment où je vais avoir envie de funk ! Alors je vais me mettre à utiliser davantage de machines, pour faire quelque chose de plus « pancadão » (pêchu).

Pour commencer voici une vidéo du quatuor en répétition :

Et maintenant un extrait du spectacle rôdé la semaine dernière au Teatro Castro Alves de Salvador de Bahia.

PS : Gilberto Gil et ses contemporains ont encore la patate, mais il n’empêche que la cloche du temps constitue aussi un signal pour les amateurs de musique brésilienne. S’ouvrir aux générations montantes, aux quadras, aux quinquas… s’intéresser davantage à la samba de Rio, à l’électro de São Paulo, et à toutes les composantes du pays le plus musical du monde ! Amis parisiens, ne manquez pas Lenine à la Cigale le 15 juin prochain, ni Criolo au Cabaret Sauvage le 3 juillet.

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Commentaires

  1. J’ai assisté à un concert de Lenine à Vitória il y a quelques jours. Je plussoie la recommandation de Thierry : ne le manquez pas ! À mon humble avis, Lenine est le plus important musicien actuellement en activité au Brésil.

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