Capitale de l’état d’Amazonas, Manaus est une ville étonnante. De son glorieux passé du boom du caoutchouc, il lui reste un théâtre magnifique et les immeubles décatis de son centre ville aux trottoirs piégeux. Pour le reste, la tentative d’en faire le port franc du Brésil semble marquer le pas. Les buildings surgis un peu n’importe comment dans les années 70 sont, comment dire, dans leur jus. Le quartier duty free est encombré de centaines de kiosques minuscules dont la marchandise déborde dans des rues impraticables. Au hasard des bras de fleuves, on rencontre des marchés aux poissons improvisés au long desquels on boit du guarana Baré dans des échoppes précaires.
Seuls quelques monuments ont fait l’objet d’une restauration. Devant l’un d’eux, j’ai eu la surprise de rencontrer un zouave. Oui, un zouave, de l’armée coloniale française aurait-on dit, avec culotte bouffante, ceinture de drap, guêtres, calot et fusil Chassepot. Le genre à héberger la main de ma soeur. Comment est-il arrivé jusque là ? Mystère.
A la mémoire de ce soldat inconnu, je vous ai trouvé ‘Mustafa’, une chanson portugaise à l’origine, arrangée à la sauce n’importe quoi (ça donnait « Chérie je t’aime, chérie je t’adore ») par un certain Bob Azzam en 1960, et ici interprètée par Lisa Ono la princesse nissei de la bossa nova.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Ces autres billets peuvent vous intéresser :
- Zimba : jazz et samba, ça doit pouvoir se faire Cette version d’Incompatibilidade de Gênios montre comment jouer de la samba quand on est un trio de jazz. Composé de Amilton Godoy au piano, Itamar...
- Je fais un Malher à Manaus Le 15 Août dernier, j’étais à Manaus. L’étudiante qui faisait visiter le prestigieux Teatro Amazonas (celui-là même qui inspire le héros du film Fitzcarraldo) m’apprend...
- Le cadeau de Noël de João Gilberto Dans l’album de 1961 paru chez Odeon qui porte son nom, João Gilberto le mythe vivant, le pape et le papa de la bossa nova...
- Pour toujours, Cartola da Mangueira Le grand sambiste Cartola a connu plusieurs vies. C’est seulement à 66 ans qu’il enregistre le premier de ses quatre disques – comme quoi même...
- Une samba pour faire la bamboula C’est la rentrée des insolites, je suis sûr qu’ils vous ont manqué ! Pour repartir d’un bon pied retrouvons l’inoubliable Carlos, qui nous a offert...



La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens ont eu tendance à éviter les scènes du Sarkostan. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning • Criolo le 3 juillet au Cabaret Sauvage •••








18 novembre 2009 at 13:22
Moi aussi je suis allée à Manaus ! Cette ville a un climat particulier… dans tous les sens du terme. J’ai bien aimé le marché (où on mange des supers poissons moustachus et pointus du rio Solimões, je ne sais plus leurs noms) et… le campus de l’université, dans les bois ! Très belles couleurs là-bas. La descente du fleuve en bateau (où l’on accroche son hamac sur le pont) reste un mythe ! Oui pour moi Manaus ne ressemble pas aux autres villes brésiliennes (je n’en connais pas tant que ça), je trouve qu’on le sent dès qu’on arrive à Belem. Merci pour ce post qui me rappelle de bons souvenirs ! (De plus je suis étudiante en histoire, et l’histoire de Manaus est intéressante !)
29 novembre 2009 at 08:55
Décidément Manaus a l’air d’etre la destination à la mode ? Notre cher omniprésident est là-bas pour sauver la forêt amazonienne si je ne m’abuse. Accompagné comme de coutume par ses porte flingues les époux Balkany…