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BossaNovaBrasil | 27 avril 2017

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2 Commentaires

Eliane Elias : peut mieux faire

J’étais mardi soir à Colombes pour écouter Eliane Elias en concert avec son trio. Nous en sommes ressortis, Stéphane (pour le jazz) et moi (pour la bossa), avec une opinion mitigée. Pourquoi une telle critique ?

Le point noir : le programme. Je ne comprends pas que cinquante ans après, une artiste de la classe d’Eliane Elias se croie encore obligée de jouer the Girl from Ipanema en rappel, surtout après avoir interprété entre autres raretés des titres comme Chega de Saudade, Desafinado, Doralice, So danço Samba, a Rã, etc. Le répertoire de la bossa nova est pourtant suffisamment riche pour ne pas ressasser toujours les mêmes standards – il n’y a qu’à lire ce blog ! Un programme branché sur le pilote automatique, donc, et c’est bien dommage.

Eliane chante admirablement, avec la voix baxinha chère aux amoureux de la bossa. Mais son piano ce soir n’était pas au top. Tantôt créatif, tantôt ronronnant, à peu près omniprésent et parfois encombrant au détriment du trio. Le guitariste Rubens de la Corte s’est retrouvé notoirement sous-employé – à tel point qu’il a pris trois pauses dans la soirée…

En revanche le remarquable contrebassiste Marc Johnson, qui pourtant n’a plus grand chose à prouver, a été à la hauteur de son parcours. Et nous avons profité d’un très, très bon batteur carioca, Rafael Barata je crois, parfait de retenue, éclatant toujours au bon moment et riche de sonorités très nuancées.

Voilà le tableau. Pas mal, mais pas terrible non plus. Et vous, votre avis ?

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Commentaires

  1. Jules

    Je comprends ton point de vue. A la fois, Eliane ést en tournée pour faire la promotion de son album "Bossa nova stories", qui ne contient que des basiques de la bossa. Reste a savoir pourquoi elle e enregistré un disque pas tellement intéressant en effet, je ne sais pas. Peut-etre des impôts en retard ?

  2. Thierry

    OK. C’est vrai que ce disque ne s’imposait pas. Mieux vaut écouter ‘Eliane Elias sings Jobim’
    Une très bonne version de Desafinado a quand même illuminé le concert, avec immense solo (pizzicato et archet + effet de la mort) du contrebassiste.

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