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BossaNovaBrasil | 26 juillet 2017

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Dernier appel pour le sud

Ary Lobo était un prince du forro. Né à Belem do Para, c’est l’auteur de près de 700 chansons, qui a défendu toute sa vie (assez brève quand même, puisqu’il a disparu à 50 ans) la tradition musicale nordestine, faite de baiãos, de cocos et de rojões. « O ultimo pau de arara » date de 1958, et c’est son deuxième album.

Un pau de arara, c’est un genre de camionnette à claire-voie aménagée en minibus. Pour donner une idée du confort, la traduction c’est « le perchoir à perroquet ». Ils servent de taxis collectifs sur les pistes de sable et les routes défoncées du Nordeste. Les voyageurs s’y entassent comme ils peuvent, et essaient de se protéger de la poussière. Ils tiennent un grand rôle dans la longue histoire de l’émigration intérieure des nordestins vers les métropoles du sud du pays – c’est en pau de arara que le Président Lula est arrivé à Santos, paraît-il.

Voici la chanson qui a donné son titre à l’album. Elle a été beaucoup reprise, en particulier par Luiz Gonzaga. Elle parle de la sécheresse, de cette pluie qui ne veut pas tomber, mais que l’on attend avec espoir, jusqu’à ce que son unique vache n’ait plus que la peau sur les os, jusqu’à l’heure du dernier « pau de arara » que l’on prendra pour fuir la misère du Caera, et aller tenter une vie moins dure dans une favela de São Paulo ou d’ailleurs.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Les paroles et la grille de Ultimo Pau de Arara sont ici.

PS : le pau de arara c’est aussi, hélas, une technique de torture pratiquée en Amérique du Sud, dans laquelle le prisonnier est suspendu dans une position très douloureuse…

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