Copacabana Mon Amour est le sixième disque de Gilberto Gil, qui en a enregistré pas moins de cinquante autres depuis. Il s’agit de la bande originale d’un film, et la voilà qui ressort ces jours-ci au Brésil. Entre nous, je ne suis pas sûr que ça s’imposait.
Réalisé en 1970 par Rogério Sganzerla, Copacabana Mon Amour est un monument du genre film sous acide. Il commence par une longue séquence hallucinée. Une blonde peroxydée et un brun hystérique crient et se roulent dans la poussière. Ca glapit un petit moment. Ensuite, scène d’amour torride dans la favela, agrémentée de coups et de crachats. Dialogues très limités. L’homme se maquille du bâton de rouge à lèvres de la blonde. Hurlements alentour. Tambours africains, vue plongeante sur la ville, scène de candomblé. La fille remet ses talons et descend du morro en vélo.
On la retrouve sur la plage de Copacabana, suivie par un dingue qui s’agite sous un drap blanc. La BO fait son apparition. Puis l’héroïne rencontre une amie, pour faire le tapin entre copines le long de l’Avenida Atlantica, tout en buvant et en crachant de la bière. Retour de Gilberto Gil, avec la flûte de David Linger. Le « fantôme » s’évertue. Un dingue à béret fait la manche avec insistance auprès de marins américains : « Money, american friends, I want money, please, money… » Par la suite, la routine continue : capoeira de déglingos, combat amoureux de deux « amis » très tendres, égorgement de poulet, mélopées indigènes, etc.
On s’agite, on s’agite, la confusion est totale. Un vrai documentaire sur les méfaits du LSD. Largement improvisée, la BO est à la hauteur. En voici Diga a Ela, qui commence et clôt le film sur ses deux pauvres accords.
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Le centre national brésilien du cinéma vous propose de télécharger (gratuitement, tu m’étonnes !) cette curiosité aux adresses suivantes :
1ère partie
2ème partie
3ème partie
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens avaient tendance à éviter les scènes du Sarkostan ces derniers temps. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning








24 septembre 2010 at 10:17
L’histoire de film c’est celle d’une fille de programme qui veut devenir une star de novela. Mais je comprend que ce n’est pas tellement clair rsrsrs… « Um verdadeiro documentário sobre os perigos do LSD », é sim! Abs.
24 septembre 2010 at 18:41
Alors j’ai téléchargé, j’ai visionné, et je dois le dire : un moment fort !!!
25 septembre 2010 at 11:47
Copacabana semble attirer le kitsch cinématographique. Je n’ai pas vu Copacabana mon Amour, pas plus que je n’ai vu Copacabana Palace au casting impressionnant (Jobim, Gilberto, Bonfa,… Mylène Demongeot, Raymond Bussières !). Mais, à chaque fois, on a l’impression que l’époque dicte son style et que les films n’étant pas des réussites, ils deviennent tout simplement très vite datés.
Par curiosité, pourquoi pas… (mais j’ai déjà tellement de films en retard qui traînent à la maison)…
Sinon, j’ai posté un extrait de Copacabana Palace sur L’Elixir, un extrait découvert sur Loronix. Et, ça vaut son pesant de cacahuètes, passez-moi l’expression :
http://lelixirdudrfunkathus.blogspot.com/2009/08/bossa-nova-la-plage-nanar.html
25 septembre 2010 at 17:04
Ah, ces grands esprits …
http://bossanovabrasil.fr/trois-stars-sur-le-sable-17150.html
Quand je pense a « Rio ne répond plus » je suis d’accord avec le Docteur. Mais à vrai dire les films ne sont qu’anecdotiques, c la BO qui compte ;-)
3 juillet 2011 at 21:45
Salut,
J’ai adoré votre article, car je suis moi aussi amoureux de cette ville !
Bonne continuation