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BossaNovaBrasil | 23 juin 2017

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1 Commentaire

Samba massacre

Un carnage. C’est le mot qui me vient à l’esprit en rentrant du concert du grand Arlindo Cruz hier soir au Brasil Tropical Montparnasse. Acoustique épouvantable, balance lamentable et éclairage de salle des fêtes ont concouru à transformer en une triste cacophonie l’événement qu’attendaient tous les amoureux de la samba. J’ai de la peine pour l’artiste, pour l’association São Jorge, et naturellement pour le public qui méritait mieux après avoir bravé les intempéries parisiennes.

Qu’un concert brésilien commence à 22:30 quand les portes ouvrent à 20:30, on peut l’accepter, même si on n’aime pas beaucoup ça, particulièrement un dimanche soir. La gentillesse de l’accueil, la bonne organisation du bar, et même la qualité des salgadinhos étaient là pour nous faire patienter, sans compter l’excellent Alex Lima pour initier les français aux pas de la samba et… du baile funk. Ce n’est pas pour autant que l’on apprécie la chaleur de four de la salle ni les enchaînements bien approximatifs du DJ, mais enfin on attend, on y croit.

Las ! Quand arrivent enfin les musiciens, on déchante en quelques minutes. Le Brasil Tropical est fait pour les concerts comme Arlindo Cruz pour le ballet classique. Quel son, nom de nom, quel son ! L’acoustique de la salle est coupée en deux : près de la scène, saturé de basses, un son sourd et aplati dans lequel on a du mal à retrouver le chanteur. Plus en retrait – là où le public a vite fait de trouver refuge pour échapper à la surdité, on n’entend plus que l’écho étouffé de ce qui se passe à quinze mètres. Les enceintes suspendues font ce qu’elles peuvent, c’est à dire de la bouillie.

Je ne m’étendrai pas sur l’éclairage qui maintenait soigneusement (?) dans l’ombre la moitié du visage d’Arlindo. Ni sur le matériel : micro du choriste hors service, problème des uns et des autres avec les retours écouteurs. Ni sur le bassiste, qui aurait pu s’éviter le voyage.

Le show, pourtant bien mené, se perd dans le brouillard sonore. L’enthousiasme se dissout dans le brouhaha. Et les spectateurs non brésiliens – il y en avait – commencent à quitter la salle sans sourire dès la demie heure du show. Pas sûr qu’on les revoie de sitôt dans un concert de samba.

 

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Commentaires

  1. Cilda

    Désespérant ! Pourtant cela se passe à PARIS !

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