Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BossaNovaBrasil | 27 mars 2017

Remonter

Top

1 Commentaire

Cinq bijoux de Baden Powell

Baden Powell de Aquino, né en 1937 et mort en 2000, appartient au petit groupe de ces grands musiciens brésiliens qui ont su trouver le chemin du cœur des français.

Baden a toujours de très nombreux aficionados, qui m’ont immédiatement rappelé à l’ordre quand ils ont vu que je ne l’avais pas inclus dans la première compil’ de l’été dédiée aux guitaristes ! J’espère qu’ils me pardonneront en écoutant aujourd’hui cinq morceaux du compositeur de Samba da Benção. J’ai même ajouté un bonus dans l’espoir d’éviter les tomates…

N’ayons pas peur des mots : Baden était un génie de la guitare. Enfant prodige, il commence officiellement sa carrière professionnelle dès l’âge de quinze ans dans les bars de Rio – grâce à l’autorisation d’un juge des mineurs amateur de musique ! A 18, il joue déjà au Plaza dans le trio jazz du pianiste Ed Lincoln. Du coup c’est avec un grand standard de jazz que je vous propose de commencer cette série de cinq morceaux : Stella by Starlight, extrait de son premier LP enregistré en 59 avec Monteiro da Souza et son orchestre – une vraie rareté pour vous, lecteurs chéris.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ecoutons-le à présent dans « Samba Triste », qu’il compose en 1956 (à 17 ans…) avec Billy Blanco et joue ici à Berlin dans le cadre du Festival de Guitare de 1967. Juste sensationnel.
http://bossanovabrasil.fr/baden-powell-leternel-297297.html

En 1974, après cinq semaines de concerts triomphaux à l’Olympia, il enregistre un double album avec Stéphane Grapelli, un peu à l’arrache, malheureusement. Ecoutez le quand même dans un Amor em Paz de grande classe.
http://bossanovabrasil.fr/baden-powell-et-grappelli-grande-reunion-petite-deception-153012.html

Berimbau est peut-être la plus emblématique des afro sambas. La voici sans les paroles de Vinicius de Moraes, mais avec une magnifique basse en ré.
http://bossanovabrasil.fr/berimbau-par-baden-powell-18200.html

Le technique de Baden Powell est très remarquable par le jeu des cordes à vide, la qualité des arpèges et un large usage des « bachianas ». Son prélude en La mineur en constitue un sommet.

Bonus : A la fin de sa vie, Baden Powell retrouve Claude Nougaro à Paris. Pour le plaisir, regardons les deux amis discuter et chanter ensemble.

PS : Aujourd’hui ses deux fils, les musiciens Philippe et Marcel Baden Powell, tournent souvent sur les scènes parisiennes, et ils ne sont pas manchots non plus !

Vous aimez ? Parlez-en à vos amis !

Commentaires

  1. Noajo

    Quand les fées se penchent …on en profite aussi !

Exprimez vous !