Samedi dernier, le bloc Banda de Ipanema occupait comme chaque année l’avenue Vieira Souto, avec son lot habituel de travestis amateurs. Un gentil moment de délire : groupes de pompiers sexy, cuir et latex, charmantes mariées d’un mètre quatre-vingt, princesses de Clèves et Carmen Miranda, le tout dans une ambiance familiale et amicale.
C’est toutefois la vraie Carmen Miranda que nous écouterons aujourd’hui, dans une jolie version en Technicolor de « Mamãe eu quero », tournée en 1940 pour le film américain « Down Argentine Way », de Irving Cummings produit par Darryl F. Zanuck. Pour son premier film à Hollywood, Carmen Miranda jouait son propre rôle. Le succès ne se démentira pas, jusqu’à sa disparition en pleine gloire en 1955.
Première exportatrice populaire de la musique brésilienne aux Etats-Unis, pourquoi Carmen Miranda est-elle devenue une icône gay au même titre que Mylene Farmer, Dalida, Saint Sébastien ou Cristiano Ronaldo ? Je n’en ai pas la moindre idée ! Ce que je sais en revanche, c’est qu’après avoir été mal vue au Brésil pour sa réussite américaine – à tel point qu’elle restera quatorze ans sans rentrer au pays – la chanteuse est aujourd’hui considérée comme un précurseur du tropicalisme. Tout récemment, la talentueuse Nina Wirtti, interrogée ici, la citait même en tête de ses inspiratrices…
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La chanteuse Luiza Dionizio pour la première fois en France : samba de raiz au Pradet (Var) le 26 mai, 19:00 et 21:00. Et le 27 à Marseille au Paradox, 21:30. 
Les artistes brésiliens avaient tendance à éviter les scènes du Sarkostan ces derniers temps. Espérons qu'ils auront envie de revenir ! ••• A l'affiche : Jorge Vercillo au New Morning le 24 mai • Luiza Dionizio le 26 mai au Pradet et le 27 à Marseille • Lenine à La Cigale le 15 juin • Luiz Melodia le 27 juin au New Morning








20 février 2012 at 17:57
A eterna Carmem Miranda! Excelente homenagem!