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BossaNovaBrasil | 23 août 2017

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Brève rencontre entre Coleman Hawkins et la bossa nova

Au début des années 60 les maisons de disques américaines faisaient les poches des inventeurs de la bossa nova en produisant un maximum de disques de ce qu’ils avaient rebaptisé « jazz samba ». C’est ainsi que le saxo ténor mythique de Coleman Hawkins fut mis à contribution par Impulse.

Proche de la fin de sa carrière, Coleman Hawkins n’avait jusqu’alors pas plus joué de bossa nova que de valse musette. Qu’à cela ne tienne : on lui adjoint le pianiste Tommy Flanagan à qui l’on donna une paire de claves, un percussionniste cubain (Willie Rodriguez), Major Holly à la basse, Eddie Locke à la batterie, et deux guitaristes pour faire bon poids : Barry Galbraith and Howard Collins. Roulez jeunesse. L’album Desafinado fut enregistré sans répétition préalable.

Il faut écouter cet album pour le génie d’improvisation et pour le son de Coleman Hawkins, dont ce fut l’un des derniers disques avant de sombrer définitivement dans la picole. Pour le reste, les guitaristes brodent sans trop forcer, et le groove est tellement répétitif qu’on croirait volontiers à l’usage d’une boîte à rythmes de première génération… si le disque n’avait pas été enregistré en 1962 !

Je vous en propose en extrait le titre de João Gilberto ‘Um Abraço no Bonfá’, dont les guitaristes trouveront ici la tablature pour GuitarPro.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Merci à Antoine de m’avoir rappelé l’existence de ce disque.

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