Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BossaNovaBrasil | 25 mars 2017

Remonter

Top

Pas de Commentaire

Bossa d’autrefois

Jeudi dernier, Miucha était à l’Européen. C’est une jolie salle à côté de la place Clichy, à Paris. Le concert était placé sous le haut patronage de l’ambassade du Brésil, dont les représentants accueillaient à l’entrée les huiles et leurs nombreux invités. RKK était venu aussi, avec ses bretelles et son chapeau.

Miucha n’avait pas besoin de forcer son talent pour convaincre une salle dont l’âge moyen se rapprochait du sien. Elle nous a donc offert une douce promenade dans le passé, à base d’hommages aux grands disparus (Tom Jobim, Vinicius de Moraes, mais aussi… Jack Lang !) et de tendres souvenirs du bon veux temps. Musicalement, le programme commença par la Samba do Avião pour finir par la Samba de Orly, en passant par Corcovado, Aguas de Março, Séi la, etc. Il intégra aussi une très jolie séquence dédiée aux compositions de son frère Chico Buarque, dont O que Sera et Todos Sentimentos, plus quelques raretés dont une chanson écrite en anglais par le Poetinha.

La pianiste Camilla Dias s’est montrée excellente, enrichissant les morceaux sans les plomber, vraiment un jeu idéal pour la bossa nova. Le guitariste João Lyra assurait tranquillement, de même que le batteur. Le bassiste (électrique) n’apportait pas grand chose. En revanche, si Georgiana, une des filles de Vinicius de Moraes qui accompagne Miucha dans cette tournée, agite fort bien la ganza, ça se gâte quand elle chante : ni juste, ni en place, elle n’a pas donné une réplique bien intéressante à Miucha dans leurs duos, et quant aux morceaux qu’elle a interprétés seule (par exemple Tomara…) je m’abstiendrai d’en parler.

Le tout offrait le parfum un peu suranné des roses trémières et des bonbons à la violette. C’est charmant, même ça n’a rien à voir avec la vitalité et la modernité de la scène musicale brésilienne d’aujourd’hui. On jouait à guichets fermés – alors que les concerts de Marcos Valle ou de Pedro Luis e a Parede avaient eu bien du mal à réunir 200 personnes l’année dernière. Signe des temps, préférence pour la nostalgie, talent des organisateurs ? Je n’en sais rien.

Pour celles et ceux d’entre vous qui n’ont pas pu s’y rendre, voici ‪Miúcha à l’Européen dans la si jolie valse de Vinicius : Pela Luz Dos Olhos Teus

Vous aimez ? Parlez-en à vos amis !

Exprimez vous !