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BossaNovaBrasil | 18 octobre 2017

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2 Commentaires

A tonga da mironga do kabuleté

Les régimes militaires ne sont pas réputés pour leur amour de la musique – à part celle des fanfares. Au Brésil pas plus qu’ailleurs. Il n’était donc pas facile au début des années 70 d’écrire des chansons qui ne soient pas accusées par la censure de véhiculer des idées dangereusement révolutionnaires.

Avant de prendre le large en Argentine, le poête Vinicius de Moraes et le guitariste Toquinho écrivent ensemble une chanson aux paroles étranges. Son refrain : « a tonga da mironga do kabuleté ». Les gorilles se perdent alors en conjectures. Quelle peut bien être la signification de ces mots dans la bouche de ces marginaux aux cheveux longs ?

Les exégètes entrent en scène. On retrouve un mélange d’une langue angolaise, le nagô, et de termes plus ou moins magiques issus du candomblé et de la macumba. Mis bout à bout, la traduction donnerait « La fille du sort jeté par le vagabond ». Diable.

Bien plus tard, les deux compères ont avoué que cela ne voulait rien dire du tout. Mais la polémique les avait bien fait rire.

Retrouvez dans cette vidéo Toquinho qui raconte brièvement l’histoire, puis la chanson avec Vinicius au bord de la mer, et enfin une version improvisée du chanteur et sa guitare magique.

Paroles et accords d’A tonga da miranda do kabuleté sont ici. Et là c’est le site officiel de Toquinho.

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Commentaires

  1. Tranbert

    celle là, une fois qu’on l’a dans la tête, c’est pas facile de s’en débarasser…

  2. Pascal

    Un grand coup dans l’estomac !! Che meraviglia !!!
    Les pieds dans l’eau avec un micro… plus cool tu meurs !! (…d’hydrocution sans doute !)

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